1977 John Michell évoque les navires fantômes


Phantom ships

Phantom ships at sea are one thing; and ever since the early morning of 11 July 1881, when King George V as a young naval officer sighted the Flying Dutchman in the South Atlantic, we have been respectful of this phenomenon. Ships sailing through the clouds are, we suppose, a degree more wonderful - that is, if one unexplained phenomenon can be judged more wonderful than any other; but when they have crews on board, we can not but feel that the event is more sensational than, say, a shower of frogs.
  Ships in the sky are as old as history
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Navires fantômes

Les navires fantômes en mer sont une chose; et depuis le matin du 11 juillet 1881, lorsque le roi George V, alors jeune officier de marine, aperçut le Hollandais volant dans l'Atlantique Sud, nous avons respecté ce phénomène. Les navires voguant dans les nuages sont, nous le supposons, un degré plus merveilleux - c'est-à-dire, si un phénomène inexpliqué peut être jugé plus merveilleux qu'un autre; mais quand ils ont des équipages à bord, nous ne pouvons pas ne pas penser que l'événement est plus sensationnel que, disons, une pluie de grenouilles.
  Les navires dans le ciel sont aussi vieux que l'histoire
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  Long before any known airship there was a belief in airships. Agobard, Archbishop of Lyons in the ninth century, was confronted with a crowd of local people escorting four prisoners who, they said, had been caught landing from an airship. They requested the Archbishop’s leave to stone them. Agobard refused, not believing the airship story, and later reported (we quote him from G. G. Coulton's Medieval Panorama) that the locals were so unreasonable as to ‘believe and assert that there is a certain region called Magonia, whence ships come in the clouds: the which bear away the fruits of the earth... to that same country’.   Bien avant tout dirigeable connu existait une croyance dans les navires aériens. Agobard, archevêque de Lyon au IXe siècle, fut confronté à une foule de gens du lieu escortant quatre prisonniers qui, disaient-ils, avaient été surpris en train de descendre d'un navire aérien. Ils demandèrent l'autorisation de l'archevêque pour les lapider. Agobard refusa, ne croyant pas l'histoire du navire aérien, et a rapporté plus tard (nous le citons du Panorama Médiéval de G. G. Coulton) que les gens du lieu étaient assez déraisonnable pour 'croire et affirmer qu'il existe une certaine région appelée Magonia, d'où des navires viennent dans les nuages: lesquels emportent les fruits de la terre... dans ce même pays'.


SOURCE: J. Michell, Phenomena. a Book of Wonders, Thames and Hudson, 1978, p 64, (C) Pantheon Books, 1977)

Remarques:

L'histoire d'Agobard est assez bien résumée d'après Coulton.

John Michell illustre ce chapitre de deux images représentant les deux types de phénomène.

A droite, le "hollandais volant", classique vaisseau fantome.

A gauche une gravure de Joseph Blight illustrant le vaisseau fantôme de Parcurno, en Cornouailles, pour Traditions and hearthside stories of west Cornwall, de William Bottrell. Cependant dans cette histoire, le navire ne vogue pas dans le ciel, mais à ras du sol, dans la brume.
Ce n'est donc pas tout à fait un navire aérien voguant dans les nuages.

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