1770 Poullin de Lumina invoque l'aspect des étrangers


Agobard. Ses écrits.


  Il composa un excellent Traité contre l’erreur de ceux qui s’imaginent que le tonnerre , la grêle & les autres phénomenes de l’air étoient l’ouvrage de certains sorciers , qu’on appelloit Tempestarii , qu’on supposoit voyager dans les airs par le moyen de certains navires aériens, qu’ils savoient conduire dans le pays de Mangonie, où ils vendoient le bled & les autres fruits de la terre, qu’ils avoient abattus par ce moyen. Ce fut à l’occasion de quatre étrangers , trois hommes & une femme, qui, passant par cette Ville , furent soupçonnés, à leur habillement & à leur langage, être descendus de ces prétendus navires , & qui furent sur le point d’être massacrés par le peuple, si le Prélat ne les eût retirés de ses mains. Il démontre dans cet ouvrage que tous ces événements , qu’on regarde comme extraordinaires, sont dans l’ordre de la nature, que le mal physique entre dans les vues de la Providence comme le mal moral.


SOURCE: Poullin de Lumina, Histoire de l'église de Lyon, Lyon, 1770, p. 125

Remarques:

Ce que dit l'auteur est mi-faux, mi-exact. Ce sont les magoniens qui voyagaient dans les airs, et non les tempestaires. Agobard ne retira pas les quatre prisonniers des mains du peuple, mais démontra que ceux qui les prétendaient tombés de navires aériens avaient menti.
Agobard ne dit pas qu'ils s'agissait d'étrangers qu'on soupçonna à leur habillement et à leur langage, ce qui n'est pas du tout invraisemblable, mais reste une hypothèse.
Enfin Agobard n'insiste pas sur le fait que la grêle soit un phénomène naturel, mais sur celui que seul Dieu peut la faire tomber à sa guise.

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