1987 Whitley Strieber prend la fiction pour la réalité

Drake
Louis Whitley Strieber

Louis Whitley Strieber, né le 13 juin 1945 à San Antonio au Texas, est un auteur américain d'horreur et de science-fiction. Il a fréquenté la Central Catholic Marianist High School à San Antonio, fait ses études à l'Université du Texas à Austin et à la London School of Film Technique, et a eu ses diplômes dans ces deux écoles en 1968.
Il a ensuite travaillé pour plusieurs agences de publicité à New York, en devenant vice-président avant de partir en 1977 pour poursuivre une carrière d'écrivain.
Il a été autrefois associé avec la Gurdjeff Foundationn qu'il a bientôt quitté.
Il est principalement connu pour ses romans Wolfen et Les Prédateurs, ainsi que Communion, un livre dans lequel il relate l'expérience qu'il aurait vécu d'enlèvement par des entités non humaines.
Il a maintenu une double carrière d'auteur de fiction et de défenseur des concepts alternatifs à travers ses best-sellers, son site web Unknown Country, et son podcast Internet, Dreamland.


  During the reign of Pepin in the early Middle Ages, the French were bothered by apparitions that were seen marching through the sky, camped out in tents on the reaches of heaven, and sometimes in "wonderfully constructed aerial ships" that flew past in veritable squadrons. People were annoyed at the presence of all this unquenchable grandeur and happiness, and both Charlemagne and his successor, Louis the Debonair, imposed penalties on the "Tyrants of the Air." As counterpropaganda, the sylphs kidnapped people and took them to their airy abode, showing them their world. But when the people were sent home, they were all burned at the stake without a second's hesitation. Presumably they had just enough time to scream out their stories before being engulfed in the flames.

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  Even the issue of where science stands in relation to this material has been with us forever. The first debunker was probably the Bishop Adelbard of Lyons, who in the time of Charlemagne saved from an enraged crowd three men and a woman who had been seen climbing down from an airship by half the citizens of the town. They claimed to have been taken for a period of days. The bishop saved them by announcing to the crowd that the whole thing was obviously impossible, and that people had not seen what they thought they had seen, nor had the poor victims been in any airship, because there were no airships. Thus the first debunker had the distinction of saving the lives of the first abductees.

  Sous le règne de Pépin au début du Moyen Age, les Français étaient dérangés par des apparitions qu'on voyait marchant dans le ciel, campées sous des tentes à portée du ciel, et parfois dans des «vaisseaux aériens merveilleusement construits» qui passaient en véritables escadrons. Les gens étaient fâchés de la présence de toute cette majesté et de ce bonheur inextinguible, et Charlemagne et son successeur, Louis le Débonnaire, imposèrent des peines aux «tyrans de l'air». En contre-propagande, les sylphes enlevèrent des gens et les emmenèrent dans leur demeure aérienne, leur montrant leur monde. Mais quand les gens furent renvoyés chez eux, ils furent tous brûlés sur le bûcher sans une seconde d'hésitation. Vraisemblablement, ils avaient juste le temps de crier leurs histoires avant d'être engloutis dans les flammes.

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Même la question de savoir où se situe la science par rapport à ce matériau a été avec nous depuis toujours. Le premier démystificateur fut probablement l'évêque Adelbard de Lyon, qui à l'époque de Charlemagne sauva d'une foule enragée trois hommes et une femme que l'on avait vu descendre d'un vaisseau aérien par la moitié des citoyens de la ville. Ils prétendirent avoir été enlevés quelques jours. L'évêque les sauva en disant à la foule que tout cela était évidemment impossible, et que les gens n'avaient pas vu ce qu'ils croyaient avoir vu, et que les pauvres victimes n'avaient pas été dans un vaisseau aérien, parce qu'il n'existait pas de vaisseaux aérien. Ainsi, le premier démystificateur eut l'honneur de sauver la vie des premiers abductés.


SOURCE: Whitley Strieber, Communion, 1987

Remarques:

Ce que nous raconte ici l'auteur, c'est la fiction de Montfaucon de Villars dans toutes son horreur. De traductions en recopiages, et vice versa, il ne reste plus que cinq mots de vrai; "trois hommes et une femme", comme d'ailleurs chez Guy Breton. Même le nom de l'évêque, que jusqu'ici, les autres auteurs avaient respecté, a été estropié en "Adelbard".
Où Strieber a-t-il trouvé cette histoire? visiblement chez un auteur qui s'inspirait de Montfaucon de Villars, mais Streiber ne cite pas ses sources. Et c'est là qu'il faut se rappeler qu'il est d'abord un auteur de science-fiction: Un tel auteur ne donne pas ses sources, puisque ce qu'il écrit n'est jamais qu'un conte. Ici, Streiber s'est inspiré d'un autre conte, à travers une, ou plusieurs sources non identifiées, et fait comme pour ses fictions: il ne donne pas ses sources.
Mais de toutes façons sa source ne devait pas valoir tripette.

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