vers 1482 avant JC
Egypte, Des cercles de feu apparaissent à Thoutmosis III au milieu de son armée selon le "papyrus Tulli".
En réalité: mystification archéologique
Note: nous supposons La date d'après celle du texte et la première année du règne de Thoutmosis III. Nous avons pris arbitrairement la plus ancienne proposée, soit 1504 av JC. Avec la plus souvent proposée, 1479 av JC, nous obtiendrions la date de 1457 pour le supposé prodige, dont nous verrons qu'en fait, il n'a jamais eu lieu.

Le papyrus Tulli marque une étape dans la construction du mythe selon lequel des disques volants sont observés dans le ciel depuis la nuit des temps. Rappelons que dans cette optique, Donald Keyhoe citait en 1950, des observations remontant à 1762. En 1953, Desmond Leslie remontait à 1619, et en 1954 Harold Tom Wilkins réussissait à gagner 2000 ans en remontant à 461 av JC.

illustration de Jim Nichols (1999)
La croyance à l'antiquité des OVNI prenant corps, c'est tout naturellement que Harold Tom Wilkins gagna encore 1000 ans en citant en 1955, un document repris de la revue Fortéenne Doubt, et daté du temps du pharaon Thoutmôsis III. Et voila! Les OVNI nous visitaient déja du temps des pharaons, et on avait gagné 3000 ans, en deux années. Il ne restait plus qu'à montrer que les hommes de la préhistoire voyaient aussi des OVNI en forme de disque, ce que fit Aimé Michel en 1969, dans Paleolithic UFO-shapes, qu'il publia dans la Flying Saucer Review. A ce stade, le modèle paraissait cohérent: des disques volants avaient bien été observés à toutes les époques. Cette idée était admise au début des années 70.

Mais cette décennie va voir l'arrivée d'une nouvelle génération d'ufologues, de mentalité plus scientifique, qui vont commencer à vérifier avant d'admettre. On verra alors le modèle s'effriter de toutes parts. Le papyrus Tulli était déja paru suspect dans le rapport Condon, paru la même année que l'article d'Aimé Michel. Dès 1977, les soleils triples vont maintenant être reconnus pour des parhélies, bien que les "boucliers ardents" gardent leur statut de disques volants. l'extrémité la plus antique du mythe va s'effondrer en 1985, quand Claude Maugé montre qu'Aimé Michel à extrait les figurations discoïdes rupestres de leur contexte, en les réinterprétant arbitrairement. Le papyrus Tulli, soupçonné dès 1968, sera démontré faux en 2006, et vous pourrez trouver dans cette chronique des prodiges célestes, ce qui reste des observations antiques.

Nous avons donc une phase de construction du mythe de 1950 à 1969, puis une phase de déconstruction de 1977 à nos jours.

A en croire La légende qui s'est construit au fil des ans, Le professeur Alberto Tulli, directeur du musée égyptien du Vatican, aurait rapporté d'Egypte la copie d'un intéressant papyrus, du nouvel empire. En mauvais état, de 20 cm sur 18 cm, écrit en hiératique, il aurait fait partie des annales de Thoutmès III.

un papyrus en hiératique
L’écriture hiératique est une forme simplifiée des hiéroglyphes, mieux adaptée pour écrire sur papyrus, car plus rapide. Le papyrus aurait été d'une écriture pale, avec des passages illisibles. Alberto Tulli mourut sans en avoir fait de traduction, et ses papiers aboutirent chez son frère, monsignor Gustavo Tulli, qui aurait permis au prince Boris de Rachewiltz, de faire une transcription en hiéroglyphes du précieux papyrus.
Selon une version plus riche et plus récente, l'affaire aurait commencé en 1933 ou 1934, chez un antiquaire Cairote nommé Tano. Le professeur Tulli y aurait découvert ce papyrus, dont le prix en aurait été malheureusement trop élévé, mais il aurait néanmoins pu en faire une copie. le professeur Tulli aurait alors confié sa précieuse copie à l'Egyptologue Etienne Drioton, et c'est lui qui l'aurait transcrit en hiéroglyphes.
Quoiqu'il en soit, nous n'avons rien d'autre que cette transcription en hiéroglyphes. A la mort de Gustavo Tulli, ses papiers furent dispersés entre ses héritiers, et la précieuse copie en hiératique serait devenu introuvable. Nous ne saurons jamais à quoi elle ressemblait, et les reproductions qu'on montre aujourd'hui ne sont pas celles du papyrus, mais celles de la transcription parue dans la revue Doubt, en 1953, ou pire, celles de la reproduction redessinée par Harold Tom Wilkins.

Tout ceci est d'ailleurs assez peu vraisemblable. Le directeur du musée égyptien du Vatican n'aurait pas eu les moyens d'acheter un papyrus en mauvais état? Et l'antiquaire lui en aurait laissé faire une copie? Et pourquoi une copie et pas une photo? Et Tulli n'aurait jamais pris le temps de traduire cette copie? Et personne d'autre que Boris de Rachewiltz ne pourrait témoigner l'avoir vu ? Et cette copie en hiératique aurait été retranscrite en hiéroglyphes, alors qu'on s'attendait à en voir d'abord une reproduction restaurée en hiératique ? Et personne n'aurait jamais vu que cette retranscription?
Et cette histoire d'antiquaire Cairote, pour vraisemblable qu'elle soit, n'apparait que 16 ans après l'apparition du document prétendument retranscrit, soit 35 ans après le fait prétendu, sans que personne puisse la confirmer. On la verrait aussi bien sortir d'un film ou d'un roman.
Bizarre, bizarre...

Boris de Rachewiltz

Et d'ailleurs, tous ces gens étaient ils bien ce qu'on prétendait? Il y a bien un musée égyptien au Vatican, dont Alberto Tulli fut directeur, et qui s'appelle aujourd'hui Museo Gregoriano Egizio . Mais son responsable, Gianfranco Nolli, interrogé par la commission Condon, répondit que'Alberto Tulli n'était qu'un Egyptologue amateur, et que de Rachewiltz n'était pas un expert non plus. "Amateur" ne voulant d'ailleurs pas dire incompétent, mais probablement, qu'Alberto Tulli n'avait pas le cursus d'un véritable égyptologue.
Et Boris de Rachewiltz né Boris Baratti, n'était, à sa naissance, pas plus prince que moi. Ce fut un archéologue fantasque, proche de l'extrème droite, féru d'ésotérisme, qui ne fut auteur d'ouvrages d'archéologie qu'à partir de 1954, c'est à dire après avoir présenté sa transcription du fameux papyrus. C'est du moins ce que révèle sa biographie, trouvée dans la version italienne de Wikipédia.
Pour ce qui est de l'antiquaire Tano, il s'agissait de Phocion Jean Tano, qui appartenait à une dynastie d'antiquaires, d'origine chypriote, installée au Caire depuis 1870, et réputée pour son sérieux, puisqu'elle fournissait des musées prestigieux. Mais c'est très probablement pour cette raison, que De Rachewiltz lui a donné le role de fournisseur. Phocion Jean Tano est mort le 9 février 1972, possiblement à Chypre, et n'a probablement jamais entendu parler du role qu'on lui avait fait jouer.
Quant à Etienne Drioton, ce fut un Egyptologue réputé, mais on se demande justement si ce n'est pas aussi pour cette raison qu'on lui attribue la transcription du document. Il ne fut d'ailleurs au Caire, comme directeur des antiquités égyptiennes, qu'en 1936. Comme il était déjà mort quand sa participation a été invoquée, il avait bon dos.

1953. L'apparition du document.
La plus ancienne source dont on dispose, est une communication du "prince" Boris de Rachewiltz à la revue Fortéenne Doubt, qui la publia dans non numéro 41, en 1953. La communication, comprenant traduction et commentaire, figure sur une page de gauche, et la copie du texte en hiéroglyphes (montrée ici, avec les lacunes mises en rose), sur la page de droite.


la transcription parue dans Doubt (nous avons mis les lacunes en rose)
FORTEANA ca 1500 BC
  Proudly we present the first Egyptian hieroglyph as translated (transcribed) by Boris de Rachewiltz as promised. Boris writes:
"I send you some of the promised Fortean hyerogliphs, which I hope will interest you. Others of the same kind will soon follow.
  The transcription I send is from an original papyrus of the New Kingdom that I found among other papers and documents of the late Prof. Alberto Tulli, former Director of the Egyptian Vatican Museum. He brought those documents from Egypt, but his death left them untranslated and unpublished. It is due to the courtesy of his brother, Mons. Gustavo, of the Vatican Archive that I had the opportunity to translate them.
  The present transcription is a part of the Royals Annals of the times of Thuthmosis III (1504-1450 circa b.c.) and the original is in very bad condition. The beginning and the end are missing, its writing (in hieratic) is pale and with several lacunae that I have reproduced in my Hyerogliphic transcription with progressive numbers. A little comment will follow my translation. Of the whole papyrus (cm. 20 x 18) I have chosen the best preserved and perhaps the most interesting part. But it is up to you to judge it.
  
Phénomène Fortéen vers 1500 av. J.C.
  Fièrement, nous présentons le premier hiéroglyphe égyptien traduit (transcrit) par Boris de Rachewiltz comme promis. Boris écrit:

Tiffany Thayer
rédac-chef de Doubt
  Je vous envoie quelques-uns des hiéroglyphes Fortéens promis, qui, je l'espère, vous intéresseront. D'autres du même genre suivront bientôt.
  La transcription que j'envoie est celle d'un papyrus original du Nouvel Empire que j'ai trouvé parmi d'autres papiers et documents du défunt professeur Alberto Tulli, ancien directeur du Musée égyptien du Vatican. Il ramena ces documents d'Egypte, mais sa mort les laissa non traduits et non publiés. C'est grace à la courtoisie de son frère, Monseigneur Gustavo, des Archives du Vatican que j'ai eu l'occasion de les traduire.
Note: A ce stade, on sait que la traduction qui suit, est de Boris de Rachewiltz, mais on ne sait pas très bien si la transcription en hiéroglyphes est de lui, ou s'il avait trouvé le papyrus déjà transcrit.
Précisons tout de même qu'Alberto Tulli était mort depuis 11 ans, comme nous l'annonce La Croix, du vendredi 27 février 1942:
On annonce la mort du professeur Alberto Tulli, inspecteur du Musée grégorien égyptien du Vatican, qui s'était fait une renommée mondiale par ses études dans le domaine de l'égyptologie.
  La présente transcription est une partie des Annales Royales de l'époque de Thuthmosis III (1504-1450 avant JC environ) et l'original est en très mauvais état. Le début et la fin sont manquants, son écriture (en hiératique) est pâle et avec plusieurs lacunes que j'ai reproduit dans ma transcription Hiéroglyphique avec des numéros ascendants.
Note: Cette fois De Rachewiltz affirme qu'il a vu l'original et l'a transcrit lui même en hiéroglyphes.
Un petit commentaire suivra ma traduction. De l'ensemble du papyrus (cm. 20 x 18), j'ai choisi la partie la mieux conservée et peut-être la plus intéressante. Mais c'est à vous de juger.
And now, the

TRANSLATION

  "In the year 22, third month of winter, sixth hour of the day (...2...) The scribas of the House of Life found it was a circle of fire that was coming in the sky. (Though) it had no head, the breath of its mouth had a foul odor. Its body 1 "rod" long and 1 "rod" wide. It had no voice. Their hearts became confused through it: then they laid themselves on their bellies (...3...) They went to the King..?) to report it. His Majesty ordered (...4...) has been examined (...5...) as to all which is written in the papyrus rolls of the House of life His majesty was meditating upon what happened. Now, after some days had passed over these things, Lo! they were more numerous than anything. They were shining in the skies more than the sun to the limits of the four supports of heaven (...6...) Powerful was the position of the fire circles. The army of the king looked on and His Majesty was in the midst of it. It was after supper. Thereupon they (i.e. the fire circles) went up higher directed to South... Fishes and volatiles fell down from the sky. (It was) a marvel never occurred since the fondation of this land. Caused His Majesty to be brought incense to pacify the hearth (...9... To write?) what happened in the book of the House of life (...10... to be remembered?) for the Eternity.
  Et maintenant la

TRADUCTION

"L'an 22, au troisième mois de l'hiver, à la sixième heure du jour
Note: première bizarrerie. Nous avons pu vérifier que la traduction est exacte, mais si l'heure est indiquée, le jour ne l'est pas. Par ailleurs un égyptologue affirme que les papyrus ne comportent jamais d'heure.
... les scribes de la Maison de Vie virent que c'était un cercle de feu qui venait dans le ciel... (bien qu') Il n'avait pas de tête, le souffle de sa gueule avait une odeur infecte.
Note: Il est absurde que cet être ait une gueule sans avoir de tête, d'où le "Though" (bien que). Mais on ignore si ce "Though" est de Boris de Rachewiltz, ou de la rédaction de Doubt.
Son corps long d'une perche et large d'une perche.
Note: cette description, sans compter la gueule et l'odeur infecte, ne correspond plus du tout à un cercle de feu dans le ciel, et semble donc concerner un autre phénomène.
Il n'avait pas de voix. Leurs coeur furent troublés à cause de lui: alors ils se jetèrent à plat-ventre ... ils vinrent au roi pour le rapporter. Sa Majesté ordonna ... a été examiné... quant à tout ce qui est écrit dans les rouleaux de papyrus de la maison de vie sa majesté était en train de méditer sur ce qui était arrivé. Maintenant, après que quelques jours se soient passés après ces choses, voilà! Elles étaient plus nombreuses que n'importe quoi. Elles brillaient dans le ciel plus que le Soleil, jusqu'aux limites des quatre piliers du ciel ... Puissante était la position des cercles de feu. L'armée du roi les regarda et Pharaon était au milieu d'elle. C'était après le souper. Sur quoi, ils (c'est à dire les cercles de feu) montèrent plus haut dans le ciel vers le sud
Note: Ce nouveau phénomène, d'innombrables cercles de feu, plus brillants que le soleil, n'est pas clairement le même que le premier, sauf pour le cercle de feu. Et si le premier phénomène était absurde (une gueule sans tête), le second ne l'est pas moins: d'innombrables objets plus brillants que le soleil équivalent à une bombe atomique, et la carrière de Thoutmès III et de ses scribes se fut arrèté là, sans qu'on sache pourquoi.
... des poissons et des oiseaux tombèrent des cieux.
Note: Ceci est un classique "phénomène Fortéen" (décrit par Charles Fort) dont raffolait la revue Doubt, précisément fondée pour étudier ces phénomènes.
( Ce fut ) une merveille jamais produite depuis la fondation de ce pays. Decida sa majesté à faire venir de l'encens pour apaiser l'âtre
Note: le texte de Doubt porte "hearth" (âtre). La plupart des auteurs ont corrigé: "to pacify the earth", (pour pacifier la Terre). Mais il s'agit du belliqueux roi Thoutmès III. Comment aurait il souhaité pacifier la Terre avec de l'encens? On peut penser qu'il faut lire: "to pacify the hearts", pour apaiser les coeurs. Mais la fin du commentaire montre que le texte est incomplet. De Rachewiltz lui même explique que c'est pour apaiser le coeur d'Amon-Ré, et de fait, la transcription contient bien les hiéroglyphes correspondant à "coeur" et à "Amon-Ré".
... (Pour écrire ?) ce qui était arrivé dans le livre de la Maison de Vie ... (pour qu'on s'en souvienne?) pour l'éternité"
Note: les divers "?)" dans le texte de Doubt, les "scribas" au lieu de "scribes", et surtout "hearth" au lieu de "heart of Amon-Ré", laissent penser, que la traduction de De Rachewiltz, était manuscrite, et d'une écriture peu lisible, ou encore, comme pensait Ulrich Magin, que son niveau en anglais était trop faible (les deux ne s'excluent pas).
______________

As you can see from it, flying saucers made their first (?) appearance, in the 22nd year of the Reign of Thutmosis III, i.e. about 3,500 years ago. The first lacuna of the papyrus is the end of another marvel. I think that this papyrus was part of a book preserved in that mysterious institution called House of Life (of which Sir Alan Gardiner has written) that I am actually deeply investigating. In it magic rites were performed and a special group of scribas was trained. And are some of those scribas to notice the first appearance of the fire circle in the sky. Two things have to be noticed: it left after it a foul odor and it was not making any noise. Its measure were of 1 rod i.e.100 cubits. As a cubit corresponds to about 20.6 inches we might judge that the fire circle was large and long, about 50 meters. During their second appearance they were very numerous and shining, and fishes and volatiles fell down from the sky? And their movement through the sky, from North to South, was regular, and more than powerful! Therefore the king thought that the best thing to do was to pacify the hearth of Ammon Ra, Lord of the Thrones of the Two Land (i.e. Egypt).
"The numbered lacunae are of course much longer in the original."

Comme vous pouvez le voir, les soucoupes volantes ont fait leur première (?) apparition , la 22e année du règne de Thoutmosis III, c'est à dire il ya près de 3500 ans. La première lacune du papyrus, est la fin d'une autre merveille. Je pense que ce papyrus faisait partie d'un livre conservé dans cette mystérieuse institution appelée Maison de Vie (sur laquelle a écrit Sir Alan Gardiner) que je suis en train d'étudier en profondeur.
Note: Nous savons maintenant que De Rachewiltz connaissait un travail d'Alan Gardiner, probablement son article "The House of Life". Il ne pouvait donc pas ignorer son oeuvre majeure, "Egyptian grammar", bible des étudiants en égyptologie de son temps, et d'ailleurs encore régulièrement réimprimée aujourd'hui. Ce détail va avoir son importance quand nous verrons qu'on y retrouve des passages du supposé papyrus.
On y faisait des rites magiques et un groupe spécial de scribes y étaient formés. Et quelques-uns de ces scribes durent constater la première apparition du cercle de feu dans le ciel. Deux choses sont à remarquer: Il laissait derrière lui une odeur infecte et il ne faisait pas de bruit. Sa dimension était d'une perche, c'est à dire 100 coudées. Comme une coudée correspond à environ 20.6 pouces, nous pouvons estimer que le cercle de feu était long et large d'environ 50 mètres. Pendant leur seconde apparition, ils étaient très nombreux et très brillants et des poissons et des volatiles sont tombés du ciel? Et leur mouvement à travers le ciel, du Nord au Sud, était régulier et plus que puissant. En conséquece, le roi pensa que la meilleure chose à faire était d'apaiser le foyer d'Ammon Ra, seigneur des trônes des deux terres (c'est à dire l'Egypte).

Note: De Rachewiltz (ou Tiffany Thayer) s'obstine à écrire "hearth".

1954 Marc Thirouin introduit le papyrus Tulli dans l'ufologie.

Marc Thirouin
Marc Thiroin, fondateur de la première revue d'ufologie au monde, et collaborateur de la revue Atlantis, s'intéressa dès le début aux observations "pré-Arnoldiennes", dont il avait compilé environ 200 cas. Il s'en explique:
Je ne connais pas de collection plus passionnante que celle de ces vieux récits où, dans les langues les plus diverses, nous sont transmis les témoignages encore vibrants 'émotion qui nous décrivent, à travers les siècles, dans des termes souvent identiques à ceux de nos modernes observateurs, le passage dans le ciel d'objets étranges que nous interprétons aujourd'hui en termes de "Soucoupes volantes".
On comprend qu'il ait été intéressé par les 182 cas, recensés par Desmond Leslie, mais aussi par ceux mentionnés par Charles Fort, par les chroniques de Grégoire de Tours, l'histoire naturelle de Pline, et même la Météorologie d'Aristote, quoique curieusement, il ne mentionne pas Julius Obsequens.
Ayant découvert l'histoire du papyrus Tulli, il s'empresse de la citer:
Le professeur Alberto Tulli, ancien directeur de la section égyptienne du musée du Vatican ayant découvert un certain nombre de papyrus dont sa mort interrompit le déchiffrement, celui-ci fut continué par son frère, Mgr Gustavo, conservateur des archives vaticanes. Parmi ces documents se trouvait un fragment des Annales du règne de Thoutmosis III (1900 ans avant notre ère), dont M. Boris de Rachewiltz, correspondant de la Fortean Society à Bolzano publia récemment la transcription dans le bulletin de la société (vol. II, n° 41). Le manuscrit, en caractères hiératiques, est en mauvais état et comporte quelques lacunes.
En voici un passage:
"La 22e année, 3e mois de l'hiver, 6e heure du jour (......) les scribes de la Maison de Vie découvrirent qu'il y avait un cercle de feu qui venait dans le ciel. Il n'avait pas de tête, le souffle de sa bouche (avait) une infecte odeur. Son corps (avait) 1 rod de long et 1 rod de large (environ 50 m.). Il n'avait pas de voix. Leur coeur se troubla, alors ils se couchèrent à plat ventre (......), ils vinrent au roi (...) pour lui faire leur rapport. Sa majesté ordonna (......) a été examiné (......) quant à tout ce qui est écrit dans les rouleaux de papyrus de la Maison de Vie, Sa Majesté méditait sur ce qui était arrivé. Et puis, après que quelque jours eurent passé sur ces choses voila qu'elles furent plus nombreuses que tout. Elles brillaient dans le ciel plus que le soleil jusqu'aux limites des quatre supports du ciel (......). Puissante était la position des cercles de feu. L'armée du roi regarda et sa majesté était au milieu. C'était après le diner. Les cercles de feu montèrent plus haut, en direction du sud."
Le manuscrit s'achève ainsi: "Le Roi ordonna que ces évènements fussent consignés dans le livre de la Maison de Vie afin que la mémoire en soit conservée pour l'Eternité."
Il a bien fait, le sage Thoutmosis, et nous l'en remercions à travers 3500 ans de chroniques ouraniennes, pour nous avoir permis de ne pas douter de nos propres sens quand nous voyons apparaître dans notre ciel peuplé de machines volantes et de ballons sondes les mêmes "objets non identifiés" que lui-même, son armée et ses scribes avaient déja eu la bonne fortune de contempler!

(OURANOS, Avril 1954, p 4)
Note: brave Marc Thirouin, pour qui la caution d'un texte paru l'année précédente, mais attribué aux scribes d'un pharaon d'il y a 35 siècle, permet au témoin moyen de ne pas douter de ses sens quand il prend un coucher de lune ou un bolide pour un atterrissage de soucoupe volante.
On remarque tout de même qu'il utilise l'expression "objets non identifiés", déjà utilisée outre Atlantique, mais qui ne sera pleinement admise en France que dans les années 70.
Quant à la traduction, on peut douter qu'elle soit faite à partir du texte en hiéroplyphes, mais se contente de retraduire en français la traduction anglaise. La dernière phrase veut d'ailleurs ignorer les incohérences et les lacunes du texte anglais


1955 Morris K. Jessup introduit le papyrus Tulli dans l'ufologie anglo-saxonne.

Morris K. Jessup
  Now let us consider the hieroglyphs from an Egyptian papyrus, together with a translation by Boris de Rachewiltz. De Rachewiltz says that the original is a part of the Royal Annals of the times of Thutmose III, circa 1504-1450 BC, and that the original is in bad condition. Parts were too obliterated for translation.
Considérons maintenant les hiéroglyphes d'un papyrus égyptien, avec une traduction par Boris de Rachewiltz. De Rachewiltz dit que l'original est une partie des Annales royales de l'époque de Thoutmosis III, vers 1504-1450 avant JC, et que l'original est en mauvais état. Des parties en étaient trop altérés pour une traduction.
Note: ici l'auteur recopie textuellement le texte de Doubt, avec ses erreurs.
  To this added the following comment from the translator:
Note: ici l'auteur recopie le commentaire de De Rachewiltz, en omettant une phrase.
  This record is a part of the archives of a responsible government. The event was unusual enough to warrant inscribing in the archives, and to have the past records searched for precedent. The descriptions are concise, although the vacant places are annoying in their omissions. De Rachewiltz's comments, supplementing his translation, indicate an interpretation similar to that which we, ourselves, might make.

  However we find it difficult to resist pointing out some of the elements of this event, which are so typical of the reports in current sightings. Silence of operation for one thing. Foul odor. In size, this UFO was said to be about one hundred cubits, which is about 172 feet long. The fact that two equal dimensions were given indicating (perhaps) equal length and breadth implies disc shape. In any case it was described as a fire circle, indicating its shape, and that flames were associated with it as has so often been the case. The exact nature of the flames is of course unknown to us ; they may have been electrical discharges which would have been strange to the Egyptians of 1500 BC and would have been recorded as ordinary flames. As in our modern sightings, there was sometimes one object and sometimes a group or flock. They were shining, and by this it seems we can infer that they were luminous.
A ceci était ajouté le commentaire suivant du traducteur.
Note: pour la traduction, voir celle du commentaire de De Rachewiltz.
Cet enregistrement est une partie des archives d'un gouvernement responsable. L'événement était assez inhabituel pour justifier l'inscription dans les archives, et la recherche d'un précédent dans les annales antérieures. Les descriptions sont concises, bien que les lacunes soient ennuyeuses dans leurs omissions. Les commentaires de De Rachewiltz, complétant sa traduction, indiquent une interprétation semblable à celle que nous pourrions faire nous-mêmes.
Cependant il nous est difficile de résister à souligner quelques-uns des éléments de ce cas, qui sont si typique des rapports dans les observations actuelles. Silence de fonctionnement pour une chose. Odeur nauséabonde. En taille, cet OVNI a été dit avoir une centaine de coudées, ce qui fait environ 172 pieds de long. Le fait que deux dimensions égales ont été données indiquant (peut-être) égale longueur et largeur, implique une forme de disque. En tout cas, il a été décrit comme un cercle de feu, indiquant sa forme, et que des flammes lui ont été associés, comme cela a été si souvent été le cas. La nature exacte des flammes est bien sûr inconnu de nous; c'étaient peut-être été décharges électriques qui auraient été étrange pour les Égyptiens de 1500 avant JC et aurait été enregistrée comme des flammes ordinaires. Comme dans nos observations modernes, il y avait parfois un objet et parfois un groupe ou un troupeau. Ils brillaient, et par cela, il semble que nous pouvons en déduire qu'ils étaient lumineux.

(Jessup2, p 129)

1955 Harold T. Wilkins modifie le texte et l'image de Doubt.

le livre de Wilkins
I cite from a badly decayed papyrus found among the papers of the late Professor Alberto Tulli, former director of the Egyptian Museum of the Vatican. The Tulli papyri were found still untranslated. Tulli's brother, Monsignor Gustavo of the Vatican Archives allowed Prince Boris do Rachewiltz to see one dating from the Middle Kingdom. Prince Boris published his translation in the pages of "Doubt, the magazine of the Fortcan Society of New York.* He identified the papyrus as part of tbe annals of the Pharaoh, Thutmose III, (circa 1600 B.C.) This papyrus was damaged and has many gaps. The writing is, of course, hieratic or priestly. Prince Boris has chosen the most interesting part, which tantalizingly begins with a broken off section relating to some other prodigy:
Je cite d'après un papyrus gravement abimé trouvé parmi les papiers du défunt professeur Alberto Tulli, ancien directeur du musée égyptien du Vatican. Les papyrus de Tulli furent trouvés encore non traduits. Le frère de Tulli, monseigneur Gustavo, des archives du Vatican, autorisa le prince Boris de Rachewiltz a en voir un, datant du moyen empire. Le prince Boris publia sa traduction dans les pages de "Doubt, the magazine of the Fortcan Society of New York. Il identifie le papyrus comme une partie des annales du pharaon Thoutmes III (vers 1600 av JC). Ce papyrus était endommagé et comportait de nombreuses lacunes. L'écriture était, bien sûr, hiératique ou presbytérale. Le prince Boris choisit la partie la plus intéressante, qui frustramment, commençait avec la dernière lacune d'une partie relative à un autre prodige.

La copie redessinée d'Harold T. Wilkins.
  ... "In the year 22, of the 3rd month of winter, sixth hour of the day (lacuna after "day" to "might") (Might be between II A.M. and noon, in either February or Marcb, H.T.W.), the scribes' archivists, or chroniclers, or annalists, of the House of Life found that there was a circle of fire coming in the sky ... (but) it had no head. From its mouth came a breath that stank (smelt abominably). One rod long was its body and a rod wide, and it was noiseless. And the hearts of the scribes became terrified and confused, and they laid themselves flat on their bellies (lacuna) ... They reported to the Pharaoh. His Majesty ordered (lacuna) ... has been examined (lacuna) ... and he was meditating on what had happened and which is recorded in papyri of the House of Life. Now, after some days had gone by, behold, these things became more numerous in the skies than ever. They shone more than the brightness of the sun, and extended to the limits of the four supports (quarters) of tbe heavens (lacuna) ... Dominating in the sky was tbe station of these fire circles. The army of tbe Pharaoh looked on with him in their midst. It was after supper. Thereupon these fire circles ascended higher in the sky towards the south . Fish and winged animals or birds fell down from the sky. A marvel never before known since the foundation of tbis land! And the Pharaoh caused incense to be brought to make peace on the hearth (or earth) ... (lacuna). And what happened was ordered by the Pharaoh to bo written in the annals of the House of Life ... (lacuna) so that it be remembered forever."
Note: Il n'est pas utile de retraduire en français, puisque ce teste n'est là que pour le comparer avec le texte inital de Doubt. Il est douteux que Harold T. Wilkins ait su déchiffrer les hiéroglyphes et présenter sa propre traduction, d'ailleurs aussi inexacte que celle de De Rachewiltz. Alors pourquoi un autre texte que celui de Doubt? Aurait il retraduit une traduction dans une autre langue? Non, car la première traduction connue (en espagnol) date de 1957. Une solution probable, est qu'il aurait présenté son propre texte pour des raisons de droits d'auteur. Le fait qu'il ait (mal) redessinée les hiéroglyphes va dans le même sens. Néanmoins, Google retrouve au moins six occurrences de cette traduction.
(Wilkins2, p 79)

1957 la Société Astronomique de l'Espagne et de l'Amérique s'en mèle.
Alors que le professeur Tulli était italien, et Boris de Rachewiltz italo-russe, la première version du texte fut néanmoins en anglais, et la première traduction dans une autre langue, en espagnol. Ce fut dans le bulletin n° 87 de la SADEYA (Sociedad Astronómica de España y América) de septembre 1957.
“platillos volantes en la antigüedad”
“En el año 22, tercer mes de invierno a la sexta hora del día, los escribas de la Casa de la Vida notaron la llegada de un círculo de fuego en el cielo. Su cuerpo tenía una vara de largo y un quinto de ancho (5×1 metros aproximadamente). Aunque no tenía cabeza, su boca desprendía un aliento de olor fétido. No tenía voz… Sus corazones quedaron turbados y echaron a correr. Después fueron a comunicarlo al rey. Su majestad meditó acerca de lo ocurrido. Su majestad dio la orden… Ha sido examinado… Como todo cuanto se ha escrito en los rollos de papiros de la Casa de la Vida… Ahora, cuando ya han transcurrido muchos días después de estos acontecimientos… ¡Oh! Son numerosos como todo. Brillan más que el sol en los cuatro puntos cardinales del cielo. Los círculos de fuego ocupaban una fuerte posición, y el ejercito del rey los vio, estando su majestad en medio de él. Esto tuvo lugar después de la cena. Allí arriba, ellos (los círculos de fuego) se elevaron en dirección sur. Cayeron del cielo peces y aves.. Una maravilla jamás vista desde que este país existe. Su majestad hizo traer incienso para apaciguar… en el libro de la Casa de la Vida lo que había sucedido para que sea recordado toda la eternidad”

Note: les lacunes, bien visibles dans le texte de Doubt, sont ici à peine suggérées par des "_".
"Soucoupes volantes dans l'antiquité"
"L'année 22, le troisième mois de l'hiver, à la sixième heure du jour, les scribes de la Maison de Vie remarquèrent l'arrivée d'un cercle de feu dans le ciel. Son corps avait une verge de long et cinq de large (5 × 1 m approximativement).
Note: ce ne sont pas du tout les dimensions indiquées par Boris de Rachewiltz ( environ 50 m x 50 m ).
Bien qu'il n'avait pas de tête, sa bouche dégageait un souffle nauséabond. Il n'avait pas de voix _ Leurs coeurs furent troublés et ils se mirent à courir. Puis ils allèrent informer le roi. Sa Majesté réfléchit à ce qui s'était passé. Sa Majesté a donné l'ordre _ a été examiné _ Comme tout ce qui a été écrit sur des rouleaux de papyrus de la Maison de Vie _ Maintenant, quand beaucoup de jours sont passés après ces événements _ Oh! Ils étaient nombreux comme tout. Plus lumineux que le soleil aux quatre coins du ciel. Les ercles de feu occupaient une position de force, et l'armée du roi les vit, sa majesté étant au milieu d'elle. Cela se passait après le dîner. Là-haut, ils (les cercles de feu) montèrent vers le sud. Du poisson et des oiseaux sont tombés du ciel. Une merveille jamais vue depuis que ce pays existe. Sa majesté a fait apporter de l'encens pour apaiser _ dans le livre de la Maison de Vie ce qui était arrivé pour se rappeler toute l'éternité"

(Tulli y Tutmosis II)
Note: Le titre de l'article confond Thutmosis II et Thutmosis III. On comprend mieux ses erreurs quand on voit que l'illustration (et donc probablement le texte) est celle de Wilkins, et non celle de Doubt

1960 Brinsley Le Poer Trench y va de sa propre version.

Brinsley Le Poer Trench

The sky people
William Francis Brinsley Le Poer Trench, futur 8 ème comte de Clancarty, et rédacteur de la Flying Saucer review jusqu'à 1959, n'avait pas peur des idées audacieuses. Aussi admettait il sans sourciller que le Terre fut creuse, ou que le jardin d'Eden se situait sur la planète Mars. On comprend combien il fut interessé en découvrant cette prétendue observation du pharaon Thoutmès.
  One of the earliest records of a fleet of flying saucers, written of a papyrus, long, long ago in Ancient Egypt, was found damaged, with many gaps in the hieroglyphics, among the papers of the late Professor Alberto Tulli, former director of the Egyptian Museum at the Vatican.
Prince Boris de Rachewiltz subsequently translated the papyrus. He stated that the original was part of the Annals of Thutmose III, circa 1504-1450 B.C. There are many broken sections.
Un des plus anciens rapports sur une escadrille de soucoupes volantes, écrit sur un papyrus, il y a très, très longtemps en ancienne Egypte, fut découvert endommagé, avec beaucoup de lacunes dans les hiéroglyphes, parmi les papiers du défunt professeur Alberto Tulli, ancien conservateur du musée égyptien du Vatican.
le prince Boris de Rachewiltz traduisit ensuite le papyrus. Il a déclaré que l'original faisait partie des Annales de Thoutmosis III, environ 1504-1450 BC. Il y a beaucoup de sections mutilées.

Note: l'auteur n'a pas bien étudié son dossier. Le prétendu papyrus n'était pas censé être écrit en hiéroglyphes mais en hiératique.

In the year 22, of the 3rd month of winter, sixth hour of the day... the scribes of the House of Life found it was a circle of fire that was coming in the sky... It had no head, the breath of its mouth had a foul odor. Its body one rod long and one rod wide. It had no voice. Their hearts became confused through it: then they laid themselves on their bellies... they went to the Pharaoh... to report it. His Majesty ordered... has been examined... as to all which is written in the papyrus rolls of the House of life. His majesty was meditating upon what happened. Now after some days had passed, these things became more numerous in the skies than ever. They shone more in the sky than the brightness of the sun, and extended to the limits of four supports of the heavens... Powerful was the position of the fire circles. The army of the Pharaoh looked on with him in their midst. It was after supper. Thereupon, these fire circles ascended higher in the sky towards the south... Fishes and volatiles fell down from the sky. A marvel never before known since the fondation of their land. And the Pharaoh caused incense to be brought to make peace on the hearth... And what happened was ordered by the Pharaoh to be written in the annals of the House of life... so that it be remembered for ever.

Note: Là non plus, nous ne retraduisons pas. Il suffit de comparer ce texte et celui la revue Doubt. Certaines phrases sont identiques, d'autres non. C'est malheureusement cette version qui sera étudiée par le rapport Condon
(Brinsley2, p 124)

1963. Solas Boncompagni rapatrie l'affaire en Italie.

l'hebdo INCOM
La famille Tulli étant Italienne, et Boris de Rachewiltz né à Rome, on peut s'étonner qu'il ait fallu attendre 10 ans pour voir des italiens s'intéresser à l'affaire. Ce n'est pourtant que le 13 octobre 1963 qu'on voit l'affaire pointer le bout de son museau dans le courrier des lecteurs de l'hebdomadaire illustré INCOM.

I «DISCHI» DEL FARAONE
Egregio Direttore.
Da anni mi dedico a ricerche clipeostoriche attraverso l'accurato esame di numerose opere appartenenti alle varie civilta che si sono avvicendate sulla Terra...

LA «SOUCOUPE» DU PHARAON
Monsieur le Directeur.
Depuis des années, je me consacre à la recherche historique des soucoupes par l'examen attentif de nombreux ouvrages appartenant à différentes civilisations qui se sont succédées sur la Terre...

La lettre est signée Solas Boncompagni, et parle d'un mystérieux astronef apparu au temps d'un pharaon.


CLYPEUS N°2



Solas Boncompagni
L'affaire intéresse Gianni Settimo, qui l'année suivante, va publier la traduction en italien du papyrus Tulli par Solas Boncompagni dans le premier huméro de sa revue ufologique "CLYPEUS", qui parut en janvier 1964. Le numéro suivant montre en première page la reproduction du fameux papyrus, qui malheureusement, n'est pas celle de Doubt mais celle de Wilkins, ce qui signifie que Boncompagni a traduit une réécriture de la traduction originale, qui contenait déja quelques erreurs .
"...il ventiduesimo giorno del terzo mese d'inverno, alla sesta ora del giorno gli Scribi, gli Archivisti e gli Annalisti della Casa della Vita si accorsero che un cerchio di fuoco ... (lacuna). Dalla bocca emetteva un soffio pestifero, ma non aveva "testa", il suo corpo misurava una pertica per una pertica ed era silenzioso. Ed i cuori degli Scribi, degli Archivisti tutti furono atterriti e confusi ed essi si gettarono nella polvere col ventre a terra.... (lacuna) essi riferirono allora la cosa al Faraone. Sua Maestà ordinò di… (lacuna) è stato esaminato… (lacuna) ed egli stava meditando su ciò che era accaduto, che era registrato dai papiri della Casa della Vita. Ora, dopo che fu trascorso qualche giorno, ecco che queste cose divennero sempre più numerose nei cieli d'Egitto. Il loro splendore superava quello del sole ed essi andavano e venivano liberamente per i quattro angoli del cielo… (lacuna). Alta e sovrastante nel cielo era la stazione da cui andavano e venivano questi cerchi di fuoco. L'esercito del Faraone la osservò a lungo con lo stesso Re. Ciò accadde dopo cena. Di poi questi cerchi di fuoco salirono più che mai alti nel cielo e si diressero verso il Sud. Pesci ed uccelli caddero allora dal cielo. Grande fenomeno che mai a memoria d'uomo fu in questa terra osservato... (lacuna) ed il Faraone fece portare dell'incenso per rimettersi in pace con la Terra … (lacuna) e quanto accadde il Faraone diede ordine di scriverlo e di conservarlo negli Annali della Casa della Vita, affinché fosse ricordato per sempre dai posteri..."
le vingt-deuxième jour du troisième mois de l'hiver...
Houla! Nous pouvons nous arréter là. Le prétendu "professeur" Boncompagni, se plante dès le troisième mot, en traduisant "year" (année) par "giorno" (jour). Sachant que c'est la traduction en italien de la réécriture par Wilkins, de la traduction en anglais de la transcription en hiéroghyphes par De Rachewiltz de la copie d'un papyrus en mauvais état, on devine que le résultat ne doit pas valoir tripette.
Et bien sûr, ce texte contient les mêmes erreurs que ses prédécesseurs: Et le pharaon fit apporter de l'encens pour obtenir la paix avec la Terre.
Le belliqueux pharaon fait la paix avec la Terre. On se croirait dans un space opera
Cependant ce texte à l'air de faire fureur dans le microcosme ufologique italophone, puisque si nous cherchons sur Google la phrase "che era registrato dai papiri della Casa della Vita", Google en trouve 828 occurrences sur le web, au 2 décembre 2013.
Et bien sûr, Solas Boncompagni (né en 1922) fait autorité (dans ce microcosme) en matière d'ufologie et d'ésotérisme.

1966. Roberto Pinotti revient à l'anglais pour la FSR.
Roberto Pinotti, de formation militaire, mais qui dériva vers le journalisme aéronautique, s'intéressait aux OVNI dès les années 60, sous l'angle des visites d'extraterrestre. Il fut tout naturellement un collaborateur de la revue Clypeus, et il n'est donc pas étonnant qu'il se soit intéressé au Papyrus Tulli.
SPACE VISITORS IN ANCIENT EGYPT
" .... In the third month of winter of the year 22, at the sixth hour of the day, the scribes of the House of Life found that there was a circle of fire coming in the sky. (Though) it had no head, the breath from its mouth had a foul odour. One rod (about 150 feet) long was its body and one rod wide. and it had no voice. And the hearts of the scribes became terrified and confused and they laid themselves flat on their bellies . . . (lacuna).. . they reported to the Pharaoh. His Majesty ordered .. . (lacuna) . . . has been examined . . . (lacuna). . . and he was meditating on what had happened and which is recorded in papyri of the House of Life. Now. after some days had gone by. behold, these things (the fire circles) became more numerous in the skies than ever. They shone more than the brightness of the sun, and extended to the limits of the four supports (quarters) of the heavens... (lacuna)... Powerful was the position of these fire circles in the sky. The army of the Pharaoh looked on with him in their midst. It was after supper. Thereupon, these fire circles ascended higher in the sky towards the south. (Then) fishes and birds fell down from the sky. A marvel never before known since the foundation of this land (Egypt) ! And the Pharaoh caused incense to be brought to make peace on the earth . . . (lacuna),,, and what had had happened was ordered by the Pharaoh to be written in the annals of the House of life . . . (lacuna) . . . so that it be remembered forever."

Note: On pourrait croire que ce texte est la retraduction en anglais de l'article de Clypeus. Hé bien non, car il ne contient pas les erreurs du texte de Boncompagni. Le texte est proche de celui de Doubt, dont il semble une réécriture, en mettant "lacuna" en toutes lettres.
(FLYING SAUCER REVIEW, Vol 12, N 3, may-june 1966, p 16)

La BD
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1968. Les OVNIs de Thoutmès III en bande dessinée.
Comme dans la vision d'Ezéchiel, La bande dessinée s'en mêle. Un grand pharaon, pour la notoriété, des scribes pour l'objectivité historique, ça fait sérieux. Bien sûr, personne ne doute de l'existence du pharaon Thoutmès III, mais nous n'avons aucune stèle d'époque pour commémorer l'évènement. Seulement une prétendue transcription, apparue en 1953, d'un supposé papyrus. Qu'à cela ne tienne, cette BD vise le public des enfants, et les enfants n'ont pas l'habitude d'exiger des sources crédibles. Ceux qui auront lu cette BD dans leur jeunesse garderont plus tard l'idée qu'on voyait déja des OVNIs du temps des pharons.
(UFO FLYING SAUCERS, Western publishing company 1968)

1968 Le rapport Condon soupçonne un faux.
Then there is the "UFO sighting" sometime "during the reign of Thutmose III, (1504-1450 B. C.)," cited by Trench (1966):
  Among the papers of the late Professor Alberto Tulli, former director of the Egyptian Museum at the Vatican, was found the earliest known record of a fleet of flying saucers written on papyrus long, long, ago in ancient Egypt. Although it was damaged, having many gaps in the hieroglyphics, Prince Boris de Rachewiltz subsequently translated the papyrus and irrespective of the many broken sections he stated that the original was part of the Annals of Thutmose III, circa 1594-1450 B. C. The following is an excerpt:

Ensuite, il y a "l'observation d'OVNI" quelque temps "sous le règne de Thoutmosis III, (1504-1450 avant JC)," cité par Trench (1966):
Parmi les documents du défunt professeur Alberto Tulli, ancien directeur du Musée égyptien au Vatican, a été retrouvé la première mention connue d'une flotte de soucoupes volantes écrite sur papyrus, il y a très, très longtemps dans l'Egypte ancienne. Bien qu'il ait été endommagé, ayant de nombreuses lacunes dans les hiéroglyphes, le prince Boris de Rachewiltz traduit ensuite le papyrus et indépendamment des nombreuses sections manquantes, il a déclaré que l'original faisait partie des Annales de Thoutmosis III, vers 1594-1450 avant JC. Ce qui suit est un extrait:

Note: ici, le rapport Condon répète le texte de Brinsley Le Poer Trench

As I read, reread, and compared the "Tulli Egyptian papyrus" (c. 1500 B. C.) with the Book of Ezekiel, written about 900 years later (c. 590 B. C.), I became aware of a number of striking similarities between the texts. The most celebrated and oft-quoted of the ancient "UFOs" is "Ezekiel's wheel of fire, (Old Testament, Ezekiel, Chapter One, King James Version):
Comme je l'ai lu, relu, et comparé la "Tulli papyrus égyptien" (c. 1500 BC) avec le livre d'Ézéchiel, écrit environ 900 ans plus tard (c. 590 BC), j'ai pris conscience d'un certain nombre de similitudes frappantes entre les textes. Le plus célèbre et souvent cité des anciens "OVNIS" est "la roue de feu d'Ezechiel, (Ancien Testament, Ezéchiel, chapitre 1, King James Version):
Note: ici, sont cités les versets 1,4,5,6,10,13,15 à 20, du premier chapitre du livre d'Ezechiel
The Book of Ezekiel consists of 48 chapters, most of which are devoted to Jehovah's bitter complaints about the immorality of his own people; and his lengthy tirades against all of Israel's enemies, especially the Pharoahs of Egypt.
  29,1: In the tenth year, in the twelfth day, the word of the Lord came unto me, saying... Prophesy against... Pharoah, King of Egypt.
The "Tulli papyrus" and Ezekiel show so many exact similarities of style, language and detail in sequence, that one wonders whether, despite its alleged time priority, the "Tulli papyrus" may be taken from the King James version of the Book of Ezekiel. Or, if the "Tulli papyrus" is genuine, and its translation by Prince de Rachewiltz is accurate, then the Book of Ezekiel may have been plagiarized from the Annals of Thutmose III!
Le livre d'Ézéchiel se compose de 48 chapitres, dont la plupart sont consacrées à des plaintes amères de Jéhovah sur l'immoralité de son propre peuple, et ses longues tirades contre tous les ennemis d'Israël, en particulier les Pharaons d'Egypte.
29,1: Dans la dixième année, le douzième jour, la parole de l'Éternel me fut adressée, en disant ... Prophétise contre ... Pharaon, roi d'Egypte.
Le "papyrus Tulli" et Ezechiel montrent tant de similitudes exactes de style, de langue et de détail dans l'ordre, que l'on se demande si, en dépit de sa priorité de temps présumée, le "papyrus Tulli" peut être tiré de la version King James du livre d'Ézéchiel. Ou, si le "papyrus Tulli" est authentique, et sa traduction par le prince de Rachewiltz est exacte, alors le livre d'Ézéchiel peut avoir été plagié des Annales de Thoutmosis III!


A tabulation of the similarities follows:

EgyptianEzekiel


"the House of Scribes""the House of Israel"
"was coming in the sky""the heavens were opened"
"it was a circle of fire""always referred to as wheel of fire"
"it had no head"" heads with four faces" - "everyone had four faces"
"It had no voice""I heard a voice that spake"
"Their hearts became confused through it: then they laid themselves on their bellies""When I saw it, I fell on my face."
"His Majesty ordered... written in rolls""and God spread a roll before me and it was written..."
" towards the south""out of the north"
"the brightness of the sun""and a brightness was about it"
"it was after supper""cause thy belly to eat."
This all takes place allegedly in Egypt during the reign of Thutmose III"in the land of Egypt." "I am against Pharaoh, king of Egypt"
" Fishes and volatiles fell down from the sky."29:5, 3: "thee and all the fishes: thou shalt fall upon the open fields."

Note: même sans traduction, on voit que certaines coïncidences sont troublantes, mais que d'autres sont assez "capillotractées". On peut dire que texte égyptien pourrait s'être inspiré du livre d'Ezéchiel, mais pas qu'il s'agit d'un plagiat, d'autant que nous verrons plus loin les véritables sources.
These dozen sequential similarities are so remarkable and raise so many questions as to the authenticity of the "Tulli papyrus," that a cable was despatched to the Egyptian section of the Vatican Museum seeking more information about both the "papyrus" and the "de Rachewiltz translation." The reply follows:
  Papyrus Tulli not propriety [sic] of Vatican Museum. Now it is dispersed and no more traceable.
  The Inspector to Egyptian Vatican Museum
  (signed) Gianfranco Nolli
  Citta del Vaticano 25 Luglio 1968
Cette douzaine de similitudes à la suite est si remarquable et soulèvent tant de questions quant à l'authenticité du "papyrus Tulli", qu'un câble a été envoyé à la section égyptienne du Musée du Vatican pour chercher plus d'informations à la fois sur le "papyrus" et "la traduction de De Rachewiltz". La réponse suit:
  Papyrus Tulli pas propriété [sic] du musée du Vatican. Il est maintenant disparu et plus retrouvable.
  Le conservateur du Musée égyptien du Vatican
  (signé) Gianfranco Nolli
  Cité du Vatican 25 juillet 1968


Skepticism being the mother of persistence, we nevertheless decided to trace it as far as we could. Dr. Condon wrote Dr. Walter Ramberg, Scientific Attache at the U. S. embassy in Rome. Dr. Ramberg replied:
  ...the current Director of the Egyptian Section of the Vatican Museum, Dr. Nolli, said that . Prof. Tulli had left all his belongings to a brother of his who was a priest in the Lateran Palace. Presumably the famous papyrus went to this priest. Unfortunately the priest died also in the meantime and his belongings were dispersed among heirs, who may have disposed of the papyrus as something of little value.
  Dr. Nolli intimated that Prof. Tulli was only an amateur "Egyptologist" and that Prince de Rachelwitz is no expert either. He suspects that Tulli was taken in and that the papyrus is a fake...
Le scepticisme étant la mère de la persévérance, nous avons néanmoins décidé de suivre aussi loin que nous le pouvions. Le Dr Condon a écrit au Dr Walter Ramberg, attaché scientifique à l'ambassade américaine à Rome. Le Dr Ramberg a répondu:
... l'actuel directeur de la section égyptienne du Musée du Vatican, le Dr Nolli, a déclaré que le Professeur Tulli avait laissé tous ses biens à un des ses frères qui était prêtre au palais du Latran. On peut supposer que le fameux papyrus est allé à ce prêtre. Malheureusement, le prêtre est mort également dans l'intervalle et ses biens ont été dispersés entre les héritiers, qui peuvent avoir disposé du papyrus comme de quelque chose de peu de valeur.
Le Dr Nolli a laissé entendre que le professeur Tulli n'était qu'un "égyptologue" amateur et que le prince de Rachelwitz n'est pas un expert non plus. Il soupçonne que Tulli s'était fait avoir et que le papyrus est un faux ...

Note: Il est regrettable que l'équipe Condon se soit contenté de la version de Brinsley le poer trench sans chercher à remonter aux sources. En se basant sur la revue Doubt, elle eut pu faire examiner la transcription par un véritable archéologue qui eut dévoilé le pot-aux-roses. Car si l'équipe Condon suppose qu'Alberto Tulli s'était laissé refilé un faux document aujourd'hui disparu, nous savons aujourd'hui que c'est encore bien pire: ce prétendu document en hiératique n'a tout simplement jamais existé.
(Condon, p 129)

1971. Le Giornale dei Misteri apporte de nouveaux renseignements.
En dépit de son titre, le Giornale dei Misteri va nous aider à dissiper quelques mystères dans son N° 4.

1. STORIA DI UN MISTERIOSO DOCUMENTO
____________________________________________
Astronave o strana meteora del tempo dei Faraoni
¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯
E' la storia di una lunga inchiesta, conosciuta soltanto da un'elite di studiosi di molte parti del mondo.

HISTOIRE D'UN DOCUMENT MYSTÉRIEUX
____________________________________________
Vaisseau spatial ou étrange météore au temps des pharaons.
¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯
C'est l'histoire d'une longue enquête, connu seulement par une élite de chercheurs de nombreuses parties du monde.


Suit l'histoire de l'étude du document depuis son apparition en italien, avec la traduction de Boncompagni, mélé de notes explicatives, et surtout une lettre du professeur Giuseppe Botti, du musée archéologique de Florence, qui place un gros bémol sur l'analyse de Boncompagni.

Firenze, 1 febbraio 1968.
Gentilissimo signor Boncompagni, in risposta al quesito posto mi da Lei, anche a nome dei Suoi amici, con la pregiata lettera del 29 u.s., devo onestamente significar Le che, da parte mia, non posso pronunciare alcun giudizio perché, pur essendomi interessato, a suo tempo, del caso Papiro Tulli, io non ebbi mai modo di vedere il testo pubblicato, e molto meno l'originale. E pur avendolo richiesto al fratello del prof. Alberto, un mons., addetto alla Segreteria di Stato del Vaticano, fotocopia del Papiro, disposto anche all'acquisto dell'originale per il Museo qui di Firenze, non ebbi mai il piacere di una risposta.
Sono invece in grado di renderLe noto il giudizio datomi riguardo al Papiro, da un mio carissimo amico e collega inglese, il quale lesse il testo pubblicato, quasi di soppiatto in una pochissimo nota Rivista americana, che lo giudicò per nulla appartenente agli annali di Thutmose III, traduzione di piena fantasia, contenendo il Papiro invece un abituale rituale del Libro dei Morti di epoca tarda, con nessun rapporto con gli oggetti volanti. Non so ora dove sia andato a finire il Papiro. Tengo però ancora una speranziella di sapere qualche notizia di esso, e se la saprò, non mancherò di fargliela conoscere, perché, dovendo entro l'anno, soggiornare alcun tempo a Roma presso il Museo Vaticano per collazionare i testi demotici di tale Museo dei quali sto sulle foto preparando l'edizione, spero aver modo di venire a conoscenza di qualche notizia.
Voglia intanto accogliere con i suoi amici i miei migliori saluti.
Giuseppe Botti

Florence, le 1er février 1968
Cher monsieur Boncompagni, en réponse à la question que vous m'avez posé, au nom de vos amis, avec la belle lettre du 29, je dois honnêtement vous notifier que, pour ma part, je ne peux pas prononcer un jugement parce que, bien qu'étant intéressé, à l'époque, par le cas du papyrus Tulli, je n'ai jamais eu à voir le texte publié, et encore moins l'original. Et bien qu'ayant demandé au frère du prof. Alberto, un mgr., Affecté à la secrétaire d'Etat du Vatican, une photocopie du Papyrus, prévoyant également l'achat de l'original par le musée d'ici à Florence, je n'ai jamais eu le plaisir d'une réponse.
Je suis en mesure de prononcer le jugement à donner relatif au Papyrus, par un mien cher ami et collègue anglais, qui a lu le texte publié, presque furtivement dans un magazine américain peu connu, qui l'a jugé comme n'appartenant en rien aux annales de Thoutmosis III, traduction de pure fantaisie, le papyrus contient au contraire un rituel coutumier du livre des Morts de la période tardive, sans relation logique avec les objets volants.
Note: le magazine américain peu connu semble être la revue Doubt, la seule à l'époque à montrer une reproduction de la transcription hiéroglypique. Mais il se pourrait aussi qu'il s'agisse d'un magazine américain postérieur à 1964, et reprenant l'article de Boncompagni, dans Clypeus, qui faisait référence au livre des morts. Il faudrait alors admettre, que, de mémoire, l'ami du professeur ait confondu le texte de l'article, et la signification des hiéroglyphes, ou que Botti l'ait mal compris.
Je ne sais pas maintenant où est allé finir le Papyrus. Je garde, cependant, encore un peu d'espoir de recevoir des nouvelles de celui-ci, et si je sais, je ne manquerai pas de lui faire connaître, parce que, ayant dans l'année, rester quelque temps à Rome au Musée du Vatican à rassembler les textes démotiques de ce Musée dont je prépare l'édition sur les photos, j'espère que j'aurai l'occasion d'avoir connaissances de quelques nouvelles.
Veuillez recevoir entre-temps avec ses amis mes meilleures salutations.
Giuseppe Botti


Suit la traduction de l'étude de l'équipe Condon, et en encart la traduction de l'article de Doubt en italien, tirée de la revue Fortéenne italienne LAFORGHIANA N° 6. (1969)
Enfin, une lettre de Mrg. Gianfranco Nolli, déja publiée dans un N° de CLYPEUS de 1970, nous éclaire sur la légende de l'antiquaire Cairote.

Egregio Signore.
Dopo ricerche minuziose, che mi hanno impedito di rispondere prima alla sua del 7/10 u.s., sono in grado di fornirle notizie conclusive circa il papiro da lei ricercato. Avendo parlato personalmente con il Prof. Boris de Rachewiltz (editore del suddetto papiro), posso comunicarle quanto segue:
1) il frammento di papiro, chiamato " Papiro meteorologico" oppure "Papiro Tulli" non è mai stato di proprietà né dei Musei, né della Biblioteca Vaticana;
2) tale papiro venne visto dal Prof. Tulli, nel 1934, al Cairo presso l'antiquario Tana;
3) la trascrizione dal ieratico in geroglifico venne condotta (pare integralmente) da E. Drioton;
4) il predetto E. Drioton escludeva che il papiro avesse un carattere " magico ", ma descrivesse la caduta di un meteorite;
5) il papiro non poté venire acquistato dal Tulli, per il prezzo eccessivo richiesto; quindi è possibile o che sia stato acquistato da un privato, o dal Museo del Cairo o che sia ancora giacente presso il suddetto antiquario. Queste sono le notizie che posso fornirle. Spiacente di non poterle essere utile in maniera più concreta, le porgo i sensi della mia più sentita stima.
Città del Vaticano 12 Dicembre 1969 ...
Mons. Gianfranco Nolli

Cher monsieur
Après des recherches approfondies, ce qui m'a empêché de répondre à la première du 7/10, je suis en mesure de fournir des informations concluantes qu'elle demandait sur le papyrus. Après avoir parlé personnellement avec le professeur Boris de Rachewiltz (éditeur du papyrus susdit), je peux vous dire ce qui suit:
Note: En 1968, Mgr. Nolli savait seulement que le supposé Papyrus n'était pas au Vatican, et que les documents d'Alberto Tulli avaient été dispersés dans sa famille. Il supposait néanmoins que le papyrus était faux. Et voila qu'il va nous dire beaucoup de choses, après en avoir parlé avec Boris de Rachewiltz. Donc c'est clair: ces nouvelles informations ne tiennent qu'au témoignage de Boris de Rachewiltz. Encore une fois, c'est lui qui raconte.
1) le fragment de papyrus, appelé "Papyrus météorologique" ou "Papyrus Tulli" n'a jamais appartenu ni au musée, ni à la Bibliothèque du Vatican;
2) Ce papyrus a été vu par le professeur Tulli, en 1934, au Caire, chez l'antiquaire Tana;
3) la transcription de l'hiératique en hiéroglyphe a été réalisée (apparemment intégralement) par E. Drioton;
4) le susdit Drioton exclut que le papyrus avait un caractère «magique», mais décrit la chute d'une météorite;
Note: Nous avons ici la preuve que Boris de Rachewiltz a menti à Mgr. Nolli. Nous savons déja par sa traduction, même approximative que le supposé papyrus Tulli n'a rien à voir avec la chute d'une météorite, comme celle que vit effectivement Thoutmes III. Ajoutons que la transcription contient des erreurs que Drioton n'aurait pas commises.
5) le papyrus ne pouvait être acheté par Tulli, à cause du prix excessif requis, il est donc possible, ou qu'il a été acheté par un particulier, ou par le musée du Caire ou qu'il est se trouve encore chez l'antiquaire susdit. Ce sont les nouvelles que je peux fournir. Désolé je ne pouvais pas être utile d'une manière plus concrète, j'offre l'assurance de ma considération la plus sincère.
Cité du Vatican, le 12 décembre 1969
Mgr. Gianfranco Nolli


La première information ne fait que confirmer ce que Mgr. Nolli disait en 1968. Les quatre autres constituent une nouvelle version de la légende du papyrus, en contradiction sur le point 3 avec la première, ou la transcripion avait été faite par de Rachewiltz lui même , et manifestement fausse sur le point 4. De plus, les points 3 et 4 étaient infalsifiables, Etienne Drioton étant mort entretemps. Comme les deux versions de la légende sont alléguées par Boris de Rachewiltz, qu'elle sont contradictoires, et prouvée fausse pour la seconde, on voit ce que valent les affirmations de son altesse le prince Boris de Rachewiltz: une mystification.
Ce qui n'empèche pas son altesse de donner son point de vue:

Egregio Sig. Direttore
... Su tale papiro e sulla mia traduzione si é molto scritto, il più delle volte con dati completamente inesatti. quando ho potuto,ho fornito le notizie esatte,ma ciò non sempre é stato possibile come nel caso di testi stampati senza alcun preliminare contatto con me. Vorrei evitare,anche in questo caso, la ripetizione della stampa di notizie e dati inesatti quando non addirittura infondati: non vi é traccia, per esempio, nel suddetto papiro di una presunta "conversazione tra il Faraone e i membri dell'equipaggio di una "astronave". Il papiro con molta similitudine tratta di fatti meteorici, ma anche se essi possono essere interpretati in altra chiave, nulla esiste che avalli affermazioni come la sopra citata. Inoltre la trascrizione,eseguita in cliché come nella Sua rivista, é la cattiva trascrizione del mio testo apparso in Doubt (credo eseguita da un autore americana). da parte mia ho potuto solo avere nelle mie mani la trascrizione del papiro, eseguita dal Professor Tulli con la collazione del Professor Drioton ed è su questa trascrizione che ho eseguito la traduzione.
Ma il papiro originale, come risulta di una lettera di Monsignor Tulli allo scrivente, resto al Cairo, dall'antiquario che lo possedeva e io non ho mai avuto modo di controllare l'originale.

Cher monsieur le directeur
... On a beaucoup écrit sur ce papyrus et ma traduction, la plupart du temps avec des données complètement erronées. quand je le pouvais, j'ai fourni les informations correctes, mais ce n'était pas toujours possible comme dans le cas de textes imprimés sans aucun contact préalable avec moi. Je voudrais éviter, dans ce cas également, la répétition de l'impression de nouvelles et de données inexactes, quand elles sont tout à fait sans fondement: il n'y a aucune indication, par exemple, dans le papyrus susnommé d'une prétendue "conversation entre le Pharaon et les membres de l'équipage d'un vaisseau spatial". Le papyrus traite avec beaucoup de similitude d'un évènement météorique, mais même s'il peut être interprété dans une autre clé, il n'y a rien qui garantit des déclarations comme celle mentionné ci-dessus.
Note: C'est pourtant Boris de Rachewiltz qui écrivait en 1953 "les soucoupes volantes ont fait leur première (?) apparition , la 22e année du règne de Thoutmosis III".
En outre, la transcription, réalisée dans les clichés comme dans votre magazine, c'est la mauvaise transcription de mon texte paru dans Doubt (je crois réalisée par un auteur américain.)
Note: cette mauvaise transcription est manifestement celle d'Harold Tom Wilkins.
pour ma part, Je ne pouvais avoir dans mes mains que la transcription du papyrus, réalisée par le professeur Tulli avec la vérification du professeur Drioton et c'est sur cette transcription que j'ai fait la traduction.
Mais le papyrus d'origine, comme il ressort d'une lettre de Monseigneur Tulli à l'auteur, reste au Caire, chez l'antiquaire qui l'a possédé et je n'ai jamais eu moyen de vérifier l'original.

Voila une troisième version de la légende. Dans la première, Boris de Rachewiltz fait lui même la transcription du papyrus que Tulli avait laissé intraduit, et parle de l'original comme s'il l'avait vu. Dans la deuxième, c'est Drioton qui a fait la transcription, et suffisamment traduit le texte pour savoir ce qu'il contenait. Dans la troisième, C'est Tulli qui a transcrit le papyrus, Drioton n'ayant fait que vérifier, et Boris de Rachewiltz n'a jamais vu l'original. A l'instar de Ponson du Terrail, son altesse ne semble plus se rappeler ce qu'elle avait écrit précédemment, d'où une histoire rocambolesque. On remarque aussi qu'il excipe d'une lettre de Mgr. Tulli. S'il s'agit d'une lettre récente, alors, ou il fait parler un mort, ou il confond Mgr. Tulli et Mgr. Nolli., auquel cas il s'en sert de caution pour valider une légende qu'il a lui même raconté à Mgr. Nolli.
Nous pouvons conclure qu'en 1971 il était patent que De Rachewiltz avait menti, et que les auteurs ultérieurs auraient dû en tenir compte.
(GIORNALE DEI MISTERI, N 4, 1971, p 3)

1972. Le livre de l'inexplicable reprend en français les informations du Giornale dei Misteri.

le livre de Bergier
Le livre de l'inexplicable est signé par Jacques Bergier et le groupe INFO. Le chapitre sur le papyrus Tulli n'est pas signé, mais il reprend les informations du Giornale dei Misteri, introduisant ainsi dans le monde francophone, la légende de l'antiquaire Cairote.

Mais du Vatican nous reçûmes une réponse de Monsignor Nolli lui-même d'où il ressort que celui-ci parla personnellement à de Rachewiltz et où sont soulignés les points suivants:
1°) Le papyrus Tulli n'a jamais figuré dans les collections du Vatican; 2°) Le papyrus a été vu par le professeur Tulli en 1934, au Caire, chez l'antiquaire Tano ; 3°) La transcription de l'écriture hiératique en hiéroglyphes fut faite par E. Drioton; 4°) L'opinion de Drioton était que ce papyrus n'était pas de caractère « magique» mais décrivait la chute d'une météorite (une intéressante météorite); 5°) Tulli n'acquit pas le papyrus à cause du prix exagéré demandé, mais on peut penser qu'il ait été acquis dans la suite par une personne privée ou par le musée du Caire; ou qu'il soit encore entre les mains de Tano.
On doit noter que la tournure générale de cette lettre n'implique pas que le papyrus est (ou était) un faux comme l'insinue la déclaration du docteur Ramberg.
Mais où cela nous mène-t-il ?
Nulle part en particulier. La Papiro meteorologico ou Papiro Tulli peut avoir été authentique. Il existe peut-être encore. S'il en est ainsi et qu'il se lise véritablement comme l'affirmait de Rachewiltz, il reste extrêmement obscur quant à la nature des événements auxquels il se refère.
Une conclusion peut être cependant tirée de ce bourbier papyrologique: que le scepticisme avec lequel Rosenberg le présente est bien mérité... mais on peut tout aussi bien avoir un égal scepticisme vis-à-vis tant du Vatican que des conseillers du Rapport Condon. Et l'on aurait probablement avantage à suivre Rosenberg « en ne considérant aucune opinion comme certaine» .

L'affaire du Papyrus Tulli a été sérieusement reprise par l'excellente revue italienne Il Giornale dei Misteri de Florence (N° 4, p. 1) qui publie la photographie d'une lettre datée du 30 mai 1971, du prince Boris de Rachewiltz.
En dépit des doutes exprimés à son égard dans le Rapport Condon, celui.,ci semble bien avoir une certaine notoriété scientifique. Il a même une adresse sérieuse: The Ludwig Keimer Foundation for Comparative Research in Archeology and Ethnology, Elisabethenstrasse 15, 4000 Bâle, Suisse.
Dans cette lettre, Rachewiltz, sans nier l'existence du Papyrus Tulli, conteste l'exactitude de la traduction qui lui a été attribuée et surtout l'interprétation qui en a été donnée. D'après lui, rien ne permet d'affirmer qu'il s'agit d'une incursion d'extra-terrestres.
Note: Nous venons de voir que De Rachewiltz contestait certaines interprétations farfelues qu'on avait fait de son texte, mais pas la traduction parue dans Doubt, qui est la sienne.
. D'autres chercheurs ont rapproché le texte (traduit) du Papyrus Tulli de celui de la Bible qui décrit des « roues de feu» à l'occasion de l'enlèvement mystérieux du prophète Ezéchiel.
Note: le livre d'Ezéchiel décrit des roues ayant l'aspect de la "pierre de Tharsis". Pas des roues de feu.
La question reste ouverte.

Hé non, la question n'est plus ouverte. En 1972, le recoupement de toutes les informations disponibles permettait déja de conclure à la supercherie.
(Bergier1, p 113)

1972. Renato Vesco invoque un cataclysme.

Renato Vesco
Ne trouvant pas le texte original de Vessco, voici ce qu'en dit Paolo Cortesi.
Una interpretazione suggestiva è quella proposta da Renato Vesco nel 1972 (22) nel papiro Tulli sarebbe descritta la gigantesca eruzione vulcanica che devastò l’isola egea di Santorini, l’antica Thera, a metà del XV secolo a.C.

  "Sembra quasi impossibile che l’Egitto, distante non più di 800 chilometri in linea retta da Thera, sia rimasto all’oscuro del cataclisma vulcanico egeo, ma può anche darsi che gliene sia giunta un’eco, un po’ perché Creta agiva da barriera verso il nord e un po’ anche per il fatto che le relazioni con l’Egeo e la stessa Creta erano per l’Egitto marginali, i suoi interessi gravitando verso la Nubia ed i paesi costieri dell’Asia minore (Sinai, Canaan, Siria occidentale). Inoltre se qualche registrazione di voci o informazioni recate dai mercanti venne effettuata, la documentazione relativa può essere andata perduta o giacere introvata chissà dove, ma il papiro Tulli può già essere considerato parte componente (superstite?) di una documentazione (indiretta) riferibile a quel remoto avvenimento egeo. È chiaro infatti che siamo in presenza della descrizione di una eccezionale serie di trombe d’aria accompagnate da manifestazioni cerauniche (23) e da ricadute di corpi aspirati."

22) Si tratta di un ufologo sui generis, che non ritiene gli UFO oggetti di origine extra-terrestre, ma segretissime astronavi costruite dalla Gran Bretagna fin dagli anni Cinquanta, sviluppando le ricerche e le tecnologie elaborate da scienziati nazisti.
23) Cioè, create da fulmini. ( N.d.R.)

Une interprétation suggestive est celle proposée par Renato Vesco en 1972 (22). Dans le papyrus Tulli serait décrit l'éruption volcanique gigantesque qui a dévasté l'île égéenne de Santorin, l'ancienne Théra, dans le milieu du XVe siècle avant J.-C.

  "Il semble presque impossible que l'Egypte, à pas plus de 800 km en ligne droite de Thera, soit restée ignorante du cataclysme volcanique Egéen, mais il se peut que lui est venu un écho, un peu parce que la Crète a agi comme une barrière vers le nord et un peu du fait que les relations avec la mer Egée et la Crète sont les mêmes pour l'Egypte cotière, ses intérêts gravitaient vers la Nubie et les pays côtiers de l'Asie Mineure (Sinaï, Canaan, en Syrie ouest). En outre, si quelque enregistrement a été fait des rumeurs ou informations apportées par les commerçants, la documentation en question peut être définitivement perdue, ou se trouver oubliée quelque part, mais le papyrus Tulli peut déjà en être considéré comme une composante ( survivante? ) De la documentation (indirecte) imputable à cet événement Egéen éloigné. Il est clair que nous sommes en présence de la description d'une série exceptionnelle de tornades accompagnées de manifestations fulgurales (23) et la rechute des corps aspirés."
Note: Ben voyons! Un être monstrueux d'une cinquantaine de mêtres, exhalant une odeur infecte + (quelques jours plus tard) de nombreux cercles de feu plus brillants que le soleil = une série de tornades. Il est vrai qu'on a voulu y voir aussi une rentrée de météorite, ou un vaisseau spatial.
22) Il s'agit d'un ufologue atypique qui ne croit pas que les OVNI sont d'origine extra-terrestre, mais sont des vaisseaux spatiaux très secrets construit par la Grande-Bretagne depuis les années cinquante, en développement de la recherche et des technologies développées par des scientifiques nazis.
23) c'est à dire, créé par la foudre.

Dans le cas d'un récit bizarre, on trouve souvent des tentatives d'explications par un phénomène rare. Nous y avons eu droit. L'odeur infecte, la peur des scribes et la chute de poissons ont fait penser l'auteur à l'éruption de Théra, qui fut fatale à la civilisation Minoenne. Mais si on recense l'ensemble des détails, on voit bien que ça ne colle pas.
( Paolo Cortesi, Manoscritti segreti, Newton & Compton 2003, p 48 )

1977 Raymond Drake invoque des vaisseaux de l'espace.

1500 av. J.-C.  En Égypte, on dit que des disques (ou roues) de feu auraient plané au-dessus du palais du pharaon Touthmôsis III. Le papyrus Tulli , très controversé, donne des détails sur la pluie de poisson et de chair, peut-être des oiseaux et des animaux pris dans le champ de force de vaisseaux de l'espace.
Note: le papyrus dit que le pharaon était au milieu de son armée, et non dans son palais. Il dit que des poissons et des volatiles tombèrent du ciel, sans autre détails. Quand à l'hypothèse du champ de force de vaisseaux de l'espace, c'est bien du Raymond Drake.
(Drake2, p 101)

1977 Michel Bougard ne craint pas l'avis d'un expert.
Bougard
Michel Bougard
  Le document que je vous présente maintenant a néanmoins le mérite de présenter objectivement des faits observés, même si comme d'habitude, les descriptions sont faites en utilisant des comparaisons simplistes. C'est grâce à Alberto Tulli, ancien directeur de la section d'Egyptologie du Musée du Vatican à Rome, que ce document étonnant a pu être retrouvé. Il s'agit d'un fragment de manuscrit datant de l'époque de Thoutmès III (ou Thoutmosis) dans lequel est relatée une bien curieuse observation.
Note: Michel Bougard oublie qu'il ne dispose que d'un texte paru en 1953, et l'antiquité du papyrus Tulli n'est qu'alléguée par de Rachewiltz.
  Le rapport Condon 5 s'est intéressé de près à ce document, et selon Samuel Rosenberg qui se chargea de son étude, ce manuscrit serait un faux. Il s'appuie sur des similitudes qu'il aurait constatées entre ce texte et la célèbre « vision d'Ezéchiel » pour justifier son point de vue. Il prétend également que le Professeur Tulli n'était qu'un « égyptologue amateur », et que le traducteur du papyrus, le Prince Boris de Rachewiltz, n'était nullement un expert en ce domaine 6. Ces derniers propos ont été rapportés au Comité Condon par le Dr Walter Ramberg, à l'époque attaché scientifique à l'ambassade des USA à Rome, qui les auraient lui- même recueillis de la bouche même du directeur de la section d'Egyptologie, le Dr Gianfranco Nolli.
  A la mort de Tulli, le manuscrit ainsi que le reste de ses biens furent légués à un de ses frères, prêtre au Palais de Latran.
Note: les papiers d'Alberto Tulli allèrent à son frère Gustavo, mais pas le manuscrit, dont nous allons voir qu'il n'a jamais existé.
Lorsque celui-ci décéda à son tour peu de temps après, ses biens furent répartis dans la famille et depuis lors, on a perdu la trace du fameux manuscrit. Quoi qu'il en soit, si un de nos lecteurs est un égyptologue averti, il lui reste toujours la possibilité de traduire le papyrus dont nous proposons un extrait ci-après, et de comparer sa traduction avec celle du Prince de Rachewiltz.
Note: Mais nous verrons plus loin que le problème ne vient pas de la traduction.
  Thoutmès III (1 504-1 450 avant J-C, XVIIIème Dynastie, Nouvel Empire) fut sans doute un des plus grands rois égyptiens et l'un des plus grands conquérants de l'Antiquité. En vingt années de campagnes militaires, il porta les frontières de son pays jusqu'à l'Euphrate et jusqu'à Napata, en Nubie. Sous son règne, des richesses affluèrent dans la vallée du Nil sous forme de tributs apportés par toutes les nations vaincues qui avaient appris à respecter le nom de ce pharaon. Le « Papyrus Tulli » relate des faits qui se sont probablement déroulés lors d'une des campagnes de Thoutmès III 7 (figure 12).
   «... Au cours du troisième mois de l'hiver, dans l'année vingt-deux, à la sixième heure du jour, les scribes de la Maison de Vie virent un cercle de feu dans le ciel... Il n'avait pas de tête et le souffle de sa gueule avait une odeur immonde. Son corps avait la longueur d'une baguette 8 et sa largeur aussi. Il n'avait pas de voix. Le coeur des scribes fut rempli de terreur et de confusion à ce spectacle et ils se jetèrent à plat-ventre..., ils vinrent rendre compte à Pharaon. Sa Majesté ordonna... a été examiné... et il médita sur ce qui était arrivé et qui fut enregistré sur des papyrus de la Maison de Vie. Après que quelques jours se furent écoulés, ces choses devinrent plus nombreuses dans le ciel. Elles étincelaient plus que le Soleil, jusqu'aux limites des quatre piliers du ciel... Toute puissante était la position de ces cercles de feu dans le ciel. L'armée les regarda avec Pharaon au milieu. C'était après le souper. Puis les cercles de feu montèrent plus haut dans le ciel vers le sud... des poissons et des oiseaux tombèrent des cieux. Ce fut une merveille inconnue depuis la fondation de ce pays. Et pharaon fit venir de l'encens afin de faire la paix sur Terre... et ce qui était arrivé, Pharaon ordonna de l'écrire dans les annales de la Maison de Vie... afin qu'on s'en souvienne à jamais... »
  Simple phénomène naturel étonnant ou un vol d'OVNI? Comme d'habitude, nous nous garderons bien de trancher, nous contentant de vous présenter le document « brut ». Il est cependant exclu qu'il ait pu s'agir d'une aurore boréale sous ces latitudes, et d'autre part, des phénomènes tels que les météorites et les étoiles filantes étaient bien connus à l'époque.
Note: Bien connus à l'époque? Que non pas. Une stèle de Thoutmès III, rapporte ce qui est manifestement une observation de bolide, en précisant: La même chose ne s'était pas produit avant.Autrement dit, Thoutmès III n'avait encore jamais vu cela.
Notons enfin qu'il est nettement question de « cercles de feu » mobiles dans le ciel. Alors, le doute est-il encore permis?
Nous allons voir que oui.

  5. Il s'agit du rapport de la commission dirigée par le physicien Edward U. Condon :Scientific Study of Unidentified Flying Objects, en vue de l'attribution, par le congrès des Etats- Unis, de subsides pour une recherche approfondie sur les OVNI.
Note: en fait, ce sont les négociations pour le "Colorado project" qui cherchaient des subsides. Le projet parvenu à terme, le rapport concluait qu'il n'y avait pas lieu de poursuivre l'étude scientifique des OVNI.
  6. Signalons qu'en fait d'expert en égyptologie, Samuel Rosenberg était à l'époque producteur de films documentaires.
  7. Les points de suspension représentent les parties du manuscrit qui sont illisibles, effacées ou détruites.
  8. Selon les textes consultés, on lit tantôt baguette tantôt canne. Une canne (ou Khet) valait 100 coudées royales, soit 52,3 m.
(Bougard, p 39)

1977 Christiane Piens consulte un véritable Egyptologue.
Ce document extraordinaire relate-t-il, lui, une observation d’OVNI en Egypte, sous le règne de Toutmès III (1501-1448 av. J.-C.) pendant la XVIIIe dynastie ? Alberto Tulli, égyptologue, aurait retrouvé ce papyrus chez un antiquaire du Caire en 1934. A la mort du professeur Tulli, ses collections seraient passées en possession de son frère, Monsignor Gustavo Tulli, prêtre au palais de Latran. A la mort de ce dernier, leur trace se perd. En 1953, l’actualité s’empara du papyrus Tulli par l’intermédiaire de Rachelwitz de la Société Fortéenne (fondée par les adeptes de Charles Fort, grand rescenseur de faits maudits). Le texte que nos avons lu et qui est supposé être la traduction du papyrus est précisément le suivant : « Au cours du troisième mois d’hiver, dans l’année vingt-deux, à la sixième heure du jour, les scribes de la Maison de Vie virent un cercle de feu dans le ciel… Il n’avait pas de tête et le souffle de sa gueule avait une odeur immonde. Son corps avait la longueur d’une baguette et sa largeur aussi. Le cœur des scribes était rempli de terreur et de confusion à ce spectacle et ils se jetèrent à plat ventre…et ils en rendirent compte au pharaon. Sa Majesté ordonna… a été examiné… et il médita sur ce qui était arrivé et qui fut enregistré sur des papyrus à la Maison de Vie. Après que quelques jours se furent écoulés, ces choses devinrent plus nombreuses dans le ciel. Ils étincelaient plus que le soleil, jusqu’aux limites des quatre piliers du ciel… Toute-puissante était la position de ces cercles de feu dans le ciel. L’armée regarda avec pharaon au milieu. C’était après le souper. Puis les cercles feu montèrent plus haut dans le ciel vers le sud…des poissons et des oiseaux tombèrent des cieux. Ce fut une merveille inconnue depuis la fondation de ce pays. Et pharaon fit venir de l’encens afin de faire la paix sur Terre… Et ce qui est arrivé, pharaon ordonna de l’écrire dans les annales de la Maison de Vie… afin qu’on s’en souvienne à jamais… »
Nous pourrions nous féliciter d’avoir eu connaissance de ce texte et nous laisser dire qu’il y va là d’un témoignage unique… Mais nous savons aussi que les conclusions hâtives ne sont pas les plus satisfaisantes ! Il a fallu nous renseigner auprès d’un égyptologue des Musées Royaux d’Art et d’Histoire de Belgique et lui soumettre une copie de papyrus publiée dans une revue sans aucun commentaire, dans le plus grand anonymat. Nous lui avons simplement signalé qu’il pouvait s’agir d’un papyrus datant de la XVIIIe dynastie. Il nous a répondu qu’il s’agissait d’un texte tellement défectueux, que la plus grande partie des signes étaient devenue méconnaissable et que ceux qui ne l’étaient pas ne formaient pas d’ensemble cohérent. Il nous a été assuré, après communication du texte de la traduction, que ce genre d’inscriptions ne se trouve jamais sur des papyrus et qu’en outre jamais les heures n’y étaient indiquées.

(Piens, p 24)

1979 Max Guilmot découvre la supercherie.

Max Guilmot
Herman de Meulenaere, l'égyptologue des Musées Royaux, qui est un vrai égyptologue, puisque son nom figure sur Wikipédia dans la liste des égyptologues belges, n'a malheureusement disposé que de la copie faite par Harold T. Wilkins qui semble n'être qu'une mauvaise retranscription manuelle, probablement pour cause de droits d'auteurs. Il est donc bien normal qu'il n'ait pas pu en tirer grand chose.
Nous avons alors transmis à Christiane Piens une copie plus directement reprise de Doubt, qui lui a permis de faire une nouvelle tentative auprès d'un autre égyptologue, Max Guilmot, qui a dévoilé le pot-aux-roses.
Dans sa réponse, datée de mai 1979, Max Guilmot explique: "Mon collègue de Meulenaere avait raison de vous dire que le présent texte est un faux. De fait, il contient des bribes de textes historiques, mis bout à bout, et sans compréhension."
Et voila qui explique tout! Les divers passages du prétendu papyrus sont de simple copies de vrais textes, formant un ensemble incohérent, d'où les lacunes, qui ne sont pas dues à la dénaturation du papyrus, mais bien à la nécessité de ménager des transitions entre textes différents. Cette explication, n'eut malheureusement pas de retentissement dans le monde ufologique, et il fallu attendre 2006, pour qu'elle soit définitivement démontrée.

1995 Solas Boncompagni remet ça.
Les ufologues italiens n'avaient, bien entendu, pas entendu parler de l'explication de Max Guilmot. ils continuaient donc d'écouter leur augure es-clipeologie, qui va utiliser le Livre des morts dans le sens qui l'arrange.


pointues ces pyramides
UFO e FARAONI

Un eccezionale documento storico conferma che il fenomeno ufologico è antichissimo; almeno quanto la nostra civiltà.
...
(suit la légende du papyrus et sa traduction par Boncompagni, qui, cette fois, ne confond plus jour et année.)
rileggendo ancora la lettera del professor Botti, non mi fossi soffermato su un osservazione in essa riferita circa un "abituale rituale del Libro dei Morti", tanto più che proprio in quel periodo mi stavo dedicando allo studio degli scritti sacri degli antichi Egiziani. E quanto andavo sperando si tradusse ben presto in un'incredibile realtà allorché , nella riproduzione del Papiro di Torino, ossia nel "Libro dei Morti", constatai una scena che illustra tre corpi volanti in cielo, rotondi, in fila indiana e con svastiche disegnate all interno di essi in posizione dinamica di moto o disposte a croce di Sant'Andrea.
La scena presenta poi, sottostante al fenomeno, un'imbarcazione con offerte: e si sa che la barca simbolicamente significa avventura, esplorazione. Inoltre il tutto fa parte des capitolo CX, la cui tradizione in lingua italiana si conclude con la seguente phrase: "Io approdo al momento (giusto) sulla Terra. all'epoca stabilita, secondo tutti gli scritti della Terra, da quando la Terra è esistita e secondo quanto ordinato da (spazio bianco venerabile".

OVNI ET PHARAONS

Un document historique exceptionnel confirme que le phénomène OVNI est très ancien, au moins autant que notre civilisation.
...

la barque de Ré sur le papyrus de Turin
relisant encore la lettre du professeur Botti, je ne m'étais pas arrété à une observation rapportée au sujet d'un "rituel habituel du Livre des Morts", d'autant plus qu'à l'époque je me consacrais à l'étude des textes sacrés des anciens Egyptiens. Et ce que j'espérais, a été rapidement traduit en une réalité incroyable quand, dans la reproduction du Papyrus de Turin, qui est, dans le "Livre des Morts", j'ai vu une scène qui illustre les trois corps qui volent dans le ciel, ronds, en file indienne avec une croix gammée dessinée l'intérieur d'eux à la place du mouvement dynamique ou disposés en croix de St André.
La scène montra ensuite, sous le phénomène, un navire avec des offrandes: et vous savez que le bateau signifie symboliquement aventure, exploration. En outre, toute la partie du Chapitre CX, dont la tradition en italien se conclut par la phrase suivante: "J'accoste à ce moment (à droite) sur la Terre. établi à l'époque, selon tous les écrits de la Terre, depuis que la Terre a existé et comme ordonnée par le ( un blanc ) vénérable."

Note: L'ignorance de notre vénérable augure n'a d'égale que sa propension à la pareidoloie. On sait que les égyptiens avaient une conception très particulière de la perspective, mélangeant vue de face et vue de profil. Le fait que le dessin des trois disques soit au dessus du dessin de la barque ne prouve absolument pas qu'il s'agit de trois disques volants sur la tranche au dessus de la barque. Si on admettait cette vision, il faudrait alors admettre que les hiéroglyphes à coté d'eux, sont aussi des objets volants. D'ailleurs une autre reproduction de la barque des morts, visible au Louvre, montre les mêmes disques échancrés, mais cette fois alignés verticalement. Et là où le lecteur moyen voit trois disques, ayant chacun quatre échancrures, il prétend voir des svastikas au milieu de chaque disque! Enfin, si on le suit bien, la phrase "j'accoste...", ne s'applique pas au mort débarquant de la barque de Ré, sur la rive des morts, mais à un pilote d'engin spatial débarquant sur la planète terre.
( Solas Boncompagni, UFO e faraoni, I Misteri N 9, Nov 1995 , p 58 )

21ème siècle, Anakinovni propose une datation étonnante.
22 Egypte
D'après un papyrus retrouvé dans les papiers d'un directeur du Musée égyptien du Vatican, " en l'an 22, au troisième mois de l'hiver et à la sixième heure du jour (...), les scribes de la Maison de Vie s'aperçurent qu'un cercle de feu apparaissait dans les cieux... Il n'avait pas de tête, le souffle de sa bouche avait mauvaise odeur. Son corps faisait une perche (environ 5 mètres) de long et une perche de large. Il n'avait pas de voix ". Les scribes sombrèrent dans la confusion. Ayant entendu parler de l'événement, le pharaon médita sur le sujet, mais au bout de quelques jours, " ces choses dans le ciel devinrent plus nombreuses que jamais. Elles brillaient dans le ciel plus fort que l'éclat du soleil, et s'étendaient jusqu'aux limites des quatre colonnes supportant les cieux... L'armée du pharaon, et lui au milieu d'elle, observa cela. C'était après le dîner. Sur ce, ces cercles de feu montèrent plus haut dans les cieux en direction du sud... ".

Les premiers temps historiques : de l'an 0 à l'an 999
Note: Oui, cette observation parait bien datée de l'an 22 de notre ère, ce qui ferait une erreur d'environ 15 siècles, alors qu'il faut comprendre qu'il s'agit de l'an 22 du règne de Thoutmosis III.

2002 Ulrich Magin croit prouver l'authenticité du papyrus.
Der Tulli-Papyrus ist, so wird behauptet, Teil einer Annalenrolle des ägyptischen Pharaoh Thutmoses III., die neben verschiedenen anderen Omina und Wunderzeichen auch den ersten UFO-Bericht der Welt enthält: die Schilderung von mehreren “Feuerkreisen”, die über den Himmel zogen. Danach fielen tote Tiere herab.
Le Papyrus Tulli est, dit-on, une partie d'un rouleau d'Annales du pharaon égyptien Thoutmôsis III, qui à coté de divers autres présages et prodiges, contient également le premier rapport d'OVNI du monde:la description de plusieurs "cercles de feu" qui se déplaçait à travers le ciel. Ensuite, des animaux morts sont tombés.
...
Die Inschrift des Thutmoses III. aus Dschebel Barkal enthält die Beschreibung eines “Sternwunders” (ein Stern überfliegt eine feindliche Armee, vermutlich während eines Asienfeldzugs, und verbrennt die Soldaten), das strukturelle Ähnlichkeiten zu dem Text des Tulli-Papyrus aufweist. Das könnte bedeuten, dass sowohl der Tulli-Text als auch die Stele von Dschebel Barkal von demselben Ereignis berichten, jedoch ganz unterschiedlich, denn es ist kaum anzunehmen, dass sich während des Asienfeldzugs Thutmoses III. zwei verschiedene fremdartige Himmelsereignisse ereignet haben. Das bedeutet aber auch, dass wir den Inhalt des Tulli-Papyrus nicht deuten können – weder ufologisch, noch prä-astronautisch, noch skeptisch, noch rational -, denn wir wissen nicht, ob die Version des Tulli-Textes oder die Stele von Barkal näher an der Realität liegt. Die Details in beiden Texten weichen ab, das ursprüngliche Ereignis wird durch den Paralleltext zwar bestätigt, seine Deutung dadurch aber auch unmöglich gemacht.
Ich hatte bisher die Stele von Barkal nach der Übersetzung durch Reissner zitiert, nun habe ich eine neue Übersetzung gefunden, die den Text leicht anders anführt. Da diese neue Übersetzung jünger ist als die Reisners, nehme ich an, dass sie auch präziser ist, dass moderne Forschungsergebnisse eingeflossen sind.
Und nun kommen auch in dieser neuen Übersetzung zwei Sätze fast identisch zu dem Tulli-Papyrus-Text vor, darunter erneut auch der von Kritikern am stärksten bemängelte von “niemals zuvor”. Denn in der Stele von Dschebel Barkal liegt eine feindliche Armee “auf ihren Bäuchen”, als ein ungewöhnlicher Stern auftaucht; und ein solches Wunder habe sich “niemals zuvor” ereignet!
Nach wie vor scheinen mir demnach die Hinweise darauf, dass der Text des Tulli-Papyrus echt ist, höher einzuschätzen als die Indizien auf eine Fälschung, auch wenn diese nicht auszuschließen ist. Es wird offensichtlich, dass Thutmoses III. aus irgend einem Grunde aufschreiben ließ, während seiner Herrschaft habe sich ein Himmelswunder ereignet, die Stele von Dschebel Barkal im Sudan und der Text des Tulli-Papyrus sind zwei Versionen dieses Ereignisses, und wir wissen weder, welcher Text der ausgeschmücktere ist, noch was und ob sich überhaupt etwas ereignet hat. Am ehesten ist nach wie vor an einen mythisch überhöhten Bericht über einen Meteoritenfall zu denken, vielleicht auch an Nebensonnen. Und vielleicht hat sich auch gar kein Himmelswunder ereignet, aber Thutmoses ließ aus politischen Gründen eines erfinden.

L'inscription de Thoutmosis III à Jebel Barkal contient la description d'un "prodige de l'étoile" ( une étoile survole une armée ennemie, probablement lors d'une campagne en Asie, et brûle les soldats) qui présente des similitudes structurelles avec le texte du Papyrus Tulli. Cela pourrait signifier que les deux, le texte de Tulli et la Stèle de Jebel Barkal, rapportent le même événement, cependant tout à fait différent, car il est difficile de croire que, pendant la campagne de Thoutmosis III en Asie, deux événements célestes étranges différents ont eu lieu.
Note: D'abord, les années ne correspondent pas. Ensuite la stèle décrit une chute de météorite, alors que le papyrus décrit deux évènements. Enfin chacun de ces évènements est incompatible avec la chute d'une météorite. Dans le premier, l'objet dégage une odeur infecte, dans le second, il est question de nombreux objets, plus brillants que le soleil.
Cela signifie également que nous ne pouvons interpréter le contenu du Papyrus Tulli de façon - ni ufologique, ni pré-astronautique, ni sceptique, ni rationnelle - parce que nous ne savons pas si la version du texte de Tulli ou la Stèle de Barkal près est proche de la réalité. Les détails dans les deux textes différents, l'événement d'origine est d'ailleurs confirmé par le texte parallèle, mais aussi rend impossible son interprétation.
J'avais cité la stèle de Barkal après traduction par Reissner, maintenant, j'ai trouvé une nouvelle traduction qui spécifie le texte un peu différemment. Comme cette nouvelle traduction est plus jeune que celle de Reisner, je suppose que c'est aussi précisément que les résultats des recherches modernes ont été intégrés.
Et maintenant, dans cette nouvelle traduction arrivent aussi deux phrases presque identique au texte du Papyrus Tulli, ravive aussi par là le plus discuté par les critiques, «jamais avant». Car dans la Stèle de Jebel Barkal, une armée ennemie est «sur le ventre», comme une étoile extraordinaire apparaît, et un tel miracle n'était "jamais" arrivé!
Note: Là ou nous soupçonnons que ce passage du papyrus Tulli a été copié sur la stèle, Ulrich Magin en infère que cette identité prouve l'authenticité du papyrus!
Ensuite, comme il me semble par conséquent la preuve, que le texte de du Papyrus Tulli est authentique, estimation plus probable que les éléments de preuve d'un faux, même s'il n'est pas exclu. Il est évident que Thoutmosis III. pouvait écrire pour une raison quelconque, pendant son règne, qu'un miracle céleste avait eu lieu, la stèle de Jebel Barkal au Soudan et le texte du Papyrus Tulli sont deux versions de cet événement, et nous ne savons, ni lequel de ces textes est enjolivé, ni quoi et plus généralement si quelque chose est arrivé. Le plus probable est toujours de penser à un récit mythique exagéré d'une chute de météorite, peut-être aussi de faux soleils.
Note: Nous avons vu que le texte du papyrus Tulli ne s'accorde absolument pas avec une chute de météorite. Quant aux faux soleils, ils ne correspondent pas non plus, puisqu'ils ne dégagent pas d'odeur infecte, ne sont jamais plus de deux, et sont toujours moins brillants que le soleil.
Et peut-être qu'aucun miracle céleste ne s'est produit, mais que Thoutmosis l'a inventé pour des raisons politiques.

Donc, pour Ulrich Magin, les indices de falsification prouve l'authenticité, et si falsification il y a, elle est le fait de Thoutmosis III, et non de Boris de Rachewiltz. Voila une thèse qui a le mérite d'ètre originale!
(Mysteria3000)

2006 Jean Sider méprise les sceptiques du haut de son ignorance.

Jean Sider
-1483 / -1450 - sdp - Egypte
Il s'agit d'une relation traduite à partir d'un document écrit en hiéroglyphes. Il est connu sous le nom de Papyrus Tulli, rédigé par un scribe du pharaon Thoutmès III, qui vécut de 1483 à 1450 avant J.C. Durant plusieurs années, cette pièce fit partie de la collection privée du professeur Albert. Tulli conservée au Vatican. M. Tulli occupa le poste de directeur de la section Egyptienne au Musée du Vatican. Après son décès, sa collection revint à son frère, lequel décéda à son tour, ce qui amena la dispersion des documents dans la famille.
Note: En fait, le "papyrus Tulli" n'ayant jamais existé, ne risque pas d'avoir été rédigé par un scribe de Thoutmès III, et quand bien même il aurait existé, il n'aurait pas été écrit en hiéroglyphes, mais en hiératique, et n'a jamais été conservé au Vatican. Le reste est tout de même exact.
Le décryptage de cet écrit très ancien fait allusion à des phénomènes célestes qui épouvantèrent les témoins au point qu'ils se jetèrent à plat ventree. Après l'apparition d'un seul corps comparé carrément à un monstre, surgirent plusieurs jours plus tard de grandes quantités de « choses qui brillaient plus fortement que le soleil, des boules de feu qui remplissaient les quatre coins du ciel ». Cela se passa après le repas du soir. Parmi les observateurs il y eut le pharaon et son armée (Hesemann, p.239, snc).
Note: On s'étonne que Jean Sider ne cite pas la traduction du texte, maintes fois publiée, et qu'il ne cite même pas ses sources habituelles, Michel Bougard et Christiane Piens. Il faut dire que Christiane Piens a commis le sacrilège de d'adresser à un archéologue professionnel, qui commit le blasphème de mettre en doute l'authenticité du document.
D'après plusieurs autres sources, le Papyrus Tulli appartiendrait maintenant à un collectionneur privé inconnu, et sa traduction serait contestée, probablement par des rationalistes, bien entendu.

Note: Et voila Jean Sider donnant sa pleine mesure. Il n'y a rien de vrai dans ce qui précède. Tout le monde s'accorde à dire que le papyrus est aujourd'hui introuvable, mais personne n'affirme qu'il appartient à un collectionneur inconnu. Quant à sa traduction, personne ne l'a vraiment contestée. Il faut bien savoir que pour Sider, toutes les histoires d'OVNI sont vraies, les témoins ne se trompent jamais, les traces d'OVNI sont vraies, les photos d'OVNI sont vraies, et les "rationalistes" sont une caste de désinformateurs qu'il voue aux gémonies.
(Sider, p 39)

2006 Franco Brussino démontre le montage.
Le site italien Egittologia.net a été créé par Marcello Garbagnati pour aider la recherche en Egyptologie. L'intérêt porté en Italie au Papyrus Tulli, grace à Solas Boncompagni, fini par atterrir dans son forum, déclenchant (enfin!) une enquète dans le microcosme egyptologique. Le résultat est décapant.

tutto comincia con un messaggio di Elio Mariotti postato sul forum dedicaco alle Dinastie (ora spostato nel forum Geroglifici).
In questo messaggio Elio Mariotti chiede informazioni su un papiro rinvenuto dal Prof. Tulli al Cairo del quale però non vi è l'originale, ma solo una copia.
Nel messaggio Mariotti illustra la storia intorno al misterioso papiro citando un articolo del professor Solas Boncompagni:
...
Si mobilita subito Gilberto Sozzani che fornisce un link dove è raffigurato il papiro.
...
Stefania Cirio, Mariotti e Sozzani si domandano come mai è stato tradotto dallo ieratico al geroglifico.
La risposta la fornisce twtw esperto di traduzioni:
"Che si sia "TRASCRITTO" e non "tradotto" il Papiro Tulli (di cui ho trovato notizia sui soli siti ufologici), dalla originaria grafia Ieratica in caratteri geroglifici è pratica e procedura comune..." La ricerca continua e Kiya (Maria Sansalone) mette mano alle sue risorse bibliografiche trovando riferimenti solo su testi ufologici.
Interviene quindi Antef (Franco Brussino), che incuriosito dalla vicenda decide di tradurre il papiro:
Questa faccenda del papiro Tulli mi incuriosisce. Non che ci creda, ma , visto che esiste una trascrizione in geroglifico, ho voluto provare a tradurre il testo presentato. Ecco il risultato del mio lavoro.
...

tout commence par un un message d'Elio Mariotti posté sur le forum dédié aux Dynasties (maintenant déplacé vers le forum Hiéroglyphes).
Dans ce message Elio Mariotti demande des informations sur un papyrus découvert par le professeur Tulli au Caire qui, cependant, n'était pas l'original, mais seulement une copie.
Dans le message Mariotti raconte l'histoire autour du mystérieux papyrus en citant un article du professeur Solas Boncompagni:
Note: ici l'article de Solas Boncompagni
Il mobilise immédiatement Gilberto Sozzani qui fournit un lien où est représenté le papyrus.
Note: ici une reproduction médiocre de la transcription hiéroglypique, malheureusement amputée de sa première ligne.
Stefania Cirio, Mariotti et Sozzani se demandent pourquoi il a été traduit de l'hiératique en hiéroglyphes.
La réponse est donnée par twtw expert en traductions:
"Que le Papyrus Tulli (dont je n'ai trouvé des informations que sur les sites d'OVNI seulement) soit "TRANSCRIT" et non "traduit" , de l'écriture hiératique originale en hiéroglyphes est pratique et la procédure commune..."
La recherche se poursuit et Kiya (Mary Sansalone) met la main à des ressources bibliographiques ne trouvant de références que dans les textes ufologiques.
Intervient alors Antef (Franco Brussino), qui, intrigué par l'histoire décide de traduire le papyrus:
Cette affaire du papyrus de Tulli m'intrigue. Vous n'y croyez pas, mais, depuis qu'il existe une transcription en hiéroglyphes, je voulais essayer de traduire le texte présenté. Voici le résultat de mon travail.

Note: ici la traduction en italien du papyrus par Brussino
Rileggendo la traduzione del Papiro Tulli che avevo appena fatto, ho avuto la strana sensazione di avere già visto qualche frase da qualche parte. Ma sÏ, alla riga 5:
verso il limite dei 4 pilastri del cielo. Questa frase, io l'avevo già vista scritta in geroglifici. Cosi prendo la Grammatica del Gardiner e la sfoglio. Sorpresa! A pag. 90, negli esercizi, c'è questa frase! Anni addietro, quando facevo gli esercizi su quella grammatica l'avevo già tradotta (per questo me la sono ricordata), ed ora, eccola li nel Papiro Tulli! Rileggo la mia traduzione del papiro Tulli, e noto un'altra frase che avevo già visto: alla riga 7 si legge: "ciò accadde dopo cena". Ma questa è una frase presa dal papiro Millingen che tratta dell'attentato ad Amenemhat i e che avevo tradotto quando avevo studiato quel testo! Mi balza alla mente un dubbio, e cosi controllo sulla Grammatica: trovo quell'espressione, cosi com'è, al ß 158! Allora, con santa pazienza, mi metto a controllare tutte le frasi del Papiro Tulli con quelle della Grammatica e, sorpresa!, posso constatare che ogni riga contiene una o più citazioni del Gardiner! Incredibile!

Relisant la traduction du Papyrus Tulli que je venais de faire, j'ai eu l'étrange sentiment d'en avoir déjà vu quelques phrases quelque part. Mais oui, à la ligne 5:
"à la limite des quatre piliers du ciel". Cette phrase, je l'avais déjà vu écrit en hiéroglyphes. Je prends donc la grammaire de Gardiner et la feuillette. Surprise! A la p. 90, dans les exercices, il y a cette phrase! Il ya des années, quand je faisais les exercices de grammaire je l'avais déjà traduits (cela pour me rappeler), et maintenant, elle est ici dans le Papyrus Tulli! Je relis ma traduction du papyrus de Tulli, et une autre expression bien connue que j'avais déjà vu sur la ligne 7 se lit: "ce qui s'est passé après le dîner". Mais c'est une expression du papyrus Millingen qui traire de l'assassinat d'Amenemhat que j'ai traduit quand j'ai étudié ce le texte! Le doute me vient à l'esprit, et donc je contrôle la grammaire: Je trouve que l'expression, tel qu'elle, au § 158! Ensuite, avec une sainte patience, je vais vérifier toutes les phrases du Papyrus Tulli avec celles de la grammaire et, surprise!, Je peux voir que chaque ligne contient un ou plusieurs citations de la Gardiner! Incroyable!


Pour Franco Brussino, c'est une mystification colossale, dont l'auteur est un génie de la farce! Cependanr Brussino croit encore la version de De Rachewiltz, où le papyrus apparait en 1934. A la suite Gilberto Sozzani commet la même erreur pour situer l'origine de la fraude.

Chi visita l'Egitto ben sa che, in prossimità dei siti archeologici più frequentati, ci sono personaggi che, con fare da cospiratori, cercano di affibbiare agli ingenui turisti reperti "antichi"! E, spesso, sono bravissimi. Non so come riescano ad invecchiarli artificialmente, ma, talvolta, senza un esame fisico-chimico, è molto difficile distinguerli dagli originali. Dato l'alto prezzo chiesto per il papiro in questione (che, come ogni buon commerciante sa bene aggiunge valore allo stesso), probabilmente il buon Tulli c'è cascato come una pera e (ma questa è solo una mia personale supposizione) accortosi della bufala solo dopo aver dato pubblicità al "ritrovamento", per non perdere credibilità, lo ha fatto ...sparire! Chissà !
Ceux qui visitent l'Egypte savent très bien que, dans le voisinage des sites archéologiques les plus populaires, il y a des personnages qui, avec des airs de conspirateurs, tentent de refiler aux touristes ingénus des pièces "antiques" . Et, souvent, elles sont très bonnes. Je ne sais pas comment ils parviennent à les vieillir artificiellement, mais parfois sans un examen physico-chimique, il est très difficile à distinguer de l'original. Étant donné le prix élevé demandé pour le papyrus en question (qui, comme tout bon commerçant le sait, est signe de qualité), probablement ce bon Tulli était une bonne poire (mais ce n'est que mon avis personnel) et prenant conscience de la mystification seulement après avoir donné de la publicité à la «découverte», pour ne pas perdre sa crédibilité, il l'a fait ... disparaître! Qui sait!
Note: Mais on sait! cet avis personnel est totalement faux, puisque le pseudo papyrus Tulli n'apparut qu'en 1953, alors qu'Alberto Tulli était mort depuis 1942. Si le papyrus avait disparu avant 1942, personne n'en aurait jamais entendu parler.

Puis Franco Brussino publie son propre article, ou il décortique le papyrus avec les hiéroglyphes copiés, et leur source:

Nel papiro egizio, noto col nome di “Papiro Tulli”, si narra una serie di avvistamenti di oggetti misteriosi nel cielo. Protagonisti della vicenda il faraone Thutmosis III (1504-1450, circa a.C.) e molti suoi sudditi.
Questa qui sopra è la riproduzione del “papiro Tulli” quale è stato pubblicato in diversi siti web (e mi pare che anche www.egittologia.net lo abbia pubblicato a suo tempo). Ora, io ho rilevato che molte frasi di questo papiro siano state copiate integralmente dalla “Egyptian Grammar” di Sir Alan H. Gardiner. Per avere una chiara dimostrazione di quello che ho qui asserito, ho pensato di fare un lavoro “dimostrativo”, affinché non sussistano dubbi in proposito. Allora ho ricopiato il testo col mio programma di geroglifici, evidenziando in giallo le frasi copiate, poi, sotto ho fatto la traduzione del brano; ho quindi riportato il paragrafo della grammatica dove si può trovare la frase “incriminata”, e per ultimo, le frasi della Grammatica di Gardiner, riga per riga, col testo in geroglifico e con la traduzione.

Note: ici une autre reproduction médiocre de la transcription hiéroglypique, toujours amputée de sa première ligne.
Le papyrus égyptien, connu sous le nom "Papyrus Tulli", raconte une série d'observations d'objets mystérieux dans le ciel. Les protagonistes de l'histoire sont le pharaon Thoutmôsis III (1504-1450, av JC) et beaucoup de ses sujets.
Ci-dessus est la reproduction du "Papyrus Tulli" qui a été publié dans plusieurs sites (et il me semble que même www.egittologia.net l'a publié en son temps). Maintenant, j'ai trouvé que beaucoup de phrases de ce papyrus ont été reproduits dans leur intégralité par la "Grammaire égyptienne" par Sir Alan H. Gardiner. Pour avoir une démonstration claire de ce que j'ai dit ici, j'ai pensé faire un travail «démonstratif», afin qu'il ne subsiste aucun doute à ce sujet. Puis j'ai recopié le texte avec mon programme d'hiéroglyphes , en surlignant en jaune les phrases copiées, puis, dessous j'ai fait la traduction du passage, j'ai ensuite signalé la section de grammaire où vous pouvez trouver l'expression «fautive», et à la fin, la phrase de la grammaire de Gardiner, ligne par ligne, avec le texte hiéroglyphique et la traduction.

La storia del “papiro Tulli” è una vicenda del tutto inventata, anche sotto la spinta emotiva di numerosissimi “avvistamenti” di ufo che si sono verificati, specialmente negli Stati Uniti negli anni fra il 1947 e il 1957. Tutti questi oggetti volanti “sconosciuti” si sono poi rivelati come banali oggetti di origine terrestre , come, ad esempio, palloni sonda, oppure aerei, eppure una specie di psicosi collettiva aveva contagiato quasi tutti: infatti erano moltissimi quelli che dichiaravano di avere visto dischi volanti o roba simile. Che la psicosi collettiva potesse condizionare molta gente era già stato dimostrato anni prima, nel 1938, quando Orson Welles, con una trasmissione radiofonica imperniata sull’invasione della Terra da parte dei marziani, aveva gettato nel panico mezza America. Ma, naturalmente, non è degli ufo che voglio parlare, ma di quella “bufala” che va sotto il nome di “papiro Tulli”.
L'histoire du "Papyrus Tulli" est une affaire complètement inventée, et aussi sous la pression émotionnelle de nombreuses "observations d'OVNIS" qui ont eu lieu, en particulier aux États-Unis dans les années entre 1947 et 1957. Tous ces objets volants "inconnus" se sont révélés comme des objets banals d'origine terrestre, comme, par exemple, des ballons météo, ou des avions, mais une sorte de psychose collective avait infecté presque tout le monde en fait, nombreux étaient ceux qui ont affirmé avoir vu des disques volants ou objets similaires. La psychose collective qui pourrait affecter un grand nombre de personnes avaient déjà été démontrée des années plus tôt, en 1938, quand Orson Welles, avec une émission de radio met l'accent sur l'invasion de la Terre par les Martiens, il a paniqué l'Amérique moyenne. Mais, bien sûr, ce n'est pas que je veux parler des ovnis, mais de ce "canular" qui passe sous le nom de "Papyrus Tulli".
Note: Franco Brussino aborde ici un domaine qui n'est pas le sien, mais il est vrai qu'en 1953, le commentaire de Boris de Rachewiltz parlait bien de soucoupes volantes.
Suivent les hiéroglyphes, avec surlignage, et leur traduction en italien. On se référera plus tôt à la synthèse que nous verrons plus loin.


Frasi copiate dalla ‘Egyptian Grammar’ di Gardiner e relativi capitoli
Phrases copiés à partir de la «grammaire égyptienne» et les chapitres correspondants de Gardiner
Ici, nous allons plutôt faire une synthèse des renseignements de Franco Brussino, en donnant successivement: le texte en hiéroglyphes commun au papyrus Tulli et à la grammaire de Gardiner, la traduction de Boris de Rachewiltz, la translittération, la référence à la grammaire de Gardiner, la traduction de Gardiner, et la source initiale.

it had no head, nn wn tp.f , § 115 , he has no head, lit. not exists a head of him , Papyri from a tomb below the ramasseum (unpubl.)
the hearts of the scribes became terrified and confused, prr ib th(w) ur.s , § 316 , the heart becomes (lit. comes forth) confused through it , G. Ebers, "papyros Ebers", 102, 5
They went to the King..?) to report it, smit , § 299 , report , The story of the shipwrecked sailor, 157
in the papyrus rolls , (p)A zfdw , § 111 , this papyrus-roll , G. Jequier, "Le Papyrus Prisse et ses variantes", 2, 5
Now, after some days had passed over these things, hr m-ht hrw swr hr nn , § 327 , now after (some) days had passed over these things , A. Erman, "Die Marchen des Papyrus Westcar", 12, 9
Lo! they were more numerous than anything, isc azA wrt r ot nbt , § 145 , and lo, (they were) much more numerous than anything , P. E. Newberry, "El Bersheh", i, 7
to the limits of the four supports of heaven , r lrw sonwt nt pt , p 90 , to the limits of the (four) supports of heaven , Poetical stella (Thoutmes III)
The army of the king looked on , iw mza pn n nsw er mAA , § 323 , This army of the king looked on , J. Couyat - P. Montet, "Les inscriptions hiéroglyphiques et hiératiques du Ouadi Hammamat",110, 5-6
His Majesty was in the midst of it, nn wi m-er-ib.sn , § 131 , I was not in the midst of them , The story of the shipwrecked sailor, 131
It was after supper, r-sA msyt pw , § 158 , It was after supper , G. Maspero, Les Enseignements d'Amenhemhat Ier à son fils Sanouasrît Ier, I, II
Thereupon they (i.e. the fire circles) went up higher, prt pw ir(w).n.f r erw , § 392 , Thereupon he went up higher , The Story of the eloquent peasant, B I, 4
Fishes and volatiles fell down , rnw im hna Apdw , § 121 , fish and birds were therein, lit. fishes were there together with birds , The story of the shipwrecked sailor, 50, I
since the fondation of this land, lr grg.tw tA pn , § 155 , since this land was founded , K. Sethe, "Urkunden des 18. Dynastie", IV, 95

Note: ici une reproduction sur fond de parchemin de la transcription de H.T.Wilkins.
Nous sautons le passage ou Franco Brussino découvre enfin la transcription complète, qui, malheureusement, est celle de H.T.Wilkins, mais voila ce qu'il en conclut.

Concludendo: anche questa ultima versione del "papiro Tulli" dimostra di essere un puerile tentativo di dimostrare quello che non si può dimostrare. Cioè, mano inesperta ha cercato ingenuamente di adattare alla traduzione "lunga" (che si può trovare su molti siti internet) il testo geroglifico, rendendosi forse conto che la traduzione présentata non collimava col testo mostrato sulle riviste di ufologia, e successivamente pubblicato su internet. Ma anche questa volta gli è andate male.
Conclusion: même cette dernière version du "Papyrus Tulli" s'avère être une tentative puérile de prouver ce qui ne peut être démontré. Une main inexpérimentée a naïvement tenté d'adapter à la traduction "longue" (qui peut être trouvé sur de nombreux sites Internet), le texte hiéroglyphique, sans peut-être se rendre compte que la traduction fournie ne correspondait pas avec le texte figurant dans les magazines de l'ufologie, et ensuite publié sur Internet. Mais cette fois, il a mal tourné.
Note: Sauf le respect qu'on doit au travail de Franco Brussino, cette conclusion est lamentable. Il semble ne pas savoir que l'original est paru dans Doubt en 1953, et croit que la retranscription de Wilkins est une tentative de retraduire en hiéroglyphes maladroits la traduction déja connue. Mais non! La retranscription de Wilkins est parue en 1955, bien avant que la traduction ne circule dans les revues ufologiques. Elle était simplement maladroitement redessinée d'après la transcription originale, probablement pour des raisons de copyright.
(il papiro di Tulli)

2007 Cedric Leonard retraduit les hiéroglyphes, réfute Brussino et invoque un safari extra-terrestre.
It was only a few years ago that, while browsing through an out-of-state library, I came across a transcription of the famous Tulli Papyrus—the Egyptian text recording an event which allegedly occurred during the reign of Thutmose III of the 18th dynasty (circa. 1480 B.C.). After its original translation (de Rachewiltz, 1953), the transcript had been reproduced in several books; but until that day in the library, I had never seen a copy of the transcribed hieroglyphic text.
...
The hieroglyphic transcription was relatively easy for me to translate. Since the earliest translations were made (vis., my own, and that of Rachewiltz), a German Egyptologist, has made an additional translation. The major difference between the latter translation and mine is the use of the sungod's name, "Re" where I had simply translated "sun". Also near the end, the Egyptologist has das Herz des Amun-Re ("the heart of Amun-Re") where I had "the heart of the gods". Differences between the three translations are minor.
I had requested permission from the librarian to make a zerox copy, which was granted. My hope at the time was that I might identify the Egyptian glyphs which had been translated "Fire Circles". However, once I had the opportunity to look at the transcription thoroughly, I realized that I could easily recognize much of the text; so I got out my Egyptian grammar books and hieroglyphic dictionaries and began the task of translating this transcription of the so-called Tulli Papyrus.

Il y a seulement quelques années, que, tout en parcourant une bibliothèque hors de l'État, je suis tombé sur une transcription du célèbre Papyrus Tulli, le texte égyptien enregistrant un événement qui se serait produit sous le règne de Thoutmosis III de la 18e dynastie (vers. 1480 av JC). Après sa traduction originale (de Rachewiltz, 1953), la transcription avait été reproduite dans plusieurs livres, mais jusqu'à ce jour dans la bibliothèque, je n'avais jamais vu une copie du texte hiéroglyphique transcrit.
...
La transcription hiéroglyphique était relativement facile à traduire pour moi. Depuis que les premières traductions ont été faites (c.à.d., la mienne, et celle de Rachewiltz), un égyptologue allemand, a fait une traduction supplémentaire.
Note: Il s'agit d'Ulrich Magin cité plus haut.
La principale différence entre la dernière traduction et la mienne est l'utilisation du nom du dieu du soleil, "Re" où j'avais tout simplement traduit "soleil". Aussi, près de la fin, l'égyptologue a das Herz des Amon-Rê («le cœur d'Amon-Rê») où j'avais "le coeur des dieux". Les différences entre les trois traductions sont mineures.
J'avais demandé la permission au bibliothécaire de faire une photocopie, qui a été accordée. Mon espoir était à l'époque que je pourrais identifier les glyphes égyptiens qui avaient été traduits "cercles du feu". Cependant, une fois que j'ai eu l'occasion de regarder la transcription à fond, j'ai réalisé que je pouvais facilement reconnaître beaucoup de texte, donc j'ai pris mes livres de grammaire égyptiens et dictionnaires hiéroglyphiques et ai commencé la tâche de traduire cette transcription de ce qu'on appelle Papyrus Tulli.

Voici le début de cette traduction, caractère par caractère. On peut voir que l'auteur ne se gène pas pour combler certaines lacunes, et les traduire. D'autre part, le même hiéroglyphe est parfois traduit de deux façons différentes, et d'ailleurs fausses.

On voit ici que les deux caractères extrèmes sont traduits différemment, alors qu'il s'agit du même hiéroglyphe, qui selon la grammaire de Gardiner, signifie "cette".

Although the manuscript was described as faint, damaged, and containing several lacunae, de Rachewiltz declared the papyrus to be "part of the Annals of Thutmose III" (de Rachewiltz, 1953). The following is my revised (2007) translation of the Tulli Transcription. It differs only slightly from Rachewiltz's translation.
Bien que le manuscrit était décrit comme pâle, endommagé, et contenant plusieurs lacunes, de Rachewiltz déclara que le papyrus faisait «partie des Annales de Thoutmosis III" (de Rachewiltz, 1953). Ce qui suit est ma traduction révisée (2007) de la transcription du (papyrus) Tulli. Elle ne diffère que légèrement de la traduction de Rachewiltz.

  In the year 22, of the third month of winter, sixth hour of the day [...] among the scribes of the House of Life it was found that a strange Fiery Disk was coming in the sky. It had no head. The breath of its mouth emitted a foul odor. Its body was one rod in length and one rod in width. It had no voice. It came toward His Majesty's house. Their heart became confused through it, and they fell upon their bellies. They [went] to the king, to report it. His Majesty [ordered that] the scrolls [located] in the House of Life be consulted. His Majesty meditated on all these events which were now going on.
  After several days had passed, they became more numerous in the sky than ever. They shined in the sky more than the brightness of the sun, and extended to the limits of the four supports of heaven [...] Powerful was the position of the Fiery Disks.
  The army of the King looked on, with His Majesty in their midst. It was after the evening meal when the Disks ascended even higher in the sky to the south. Fish and a variety of birds rained down from the sky: a marvel never before known since the foundation of the country. And His Majesty caused incense to be brought to appease the heart of Amun-Re, the god of the Two Lands. And it was [ordered] that the event [be recorded for] His Majesty in the annals of the House of Life [to be remembered] for ever."

Note: nous ne retraduisons pas cette traduction qu'on peut comparer directement avec les autres traductions anglaises.
Skeptics allege that Alberto Tulli was duped into accepting a faked manuscript. The obvious question is: Who could have created an "aged" and authentic appearing manuscript that could have fooled Tano, Drioton and Rachewiltz, all of whom were experienced veterans in dealing with Egyptian antiquities? Nevertheless, I looked into this possibility also.
Les sceptiques affirment que Alberto Tulli a été dupé en acceptant un faux manuscrit. La question évidente est: Qui aurait pu créer un manuscrit paraissant «vieilli» et authentique qui auraient dupé Tano, Drioton et Rachewiltz, qui étaient tous des vétérans expérimenté dans le traitement des antiquités égyptiennes? Néanmoins, j'ai regardé cette possibilité aussi.
Note: C'est un sophisme. Tano était peut-être un antiquaire connu, mais est étranger à cette affaire, Drioton était expérimenté mais n'a jamais vu le document, Tulli non plus, et seul De Rachewiltz affirme que ce manuscrit a été trouvé par Tulli, qu'il paraissait «vieilli», et qu'il a été étudié par Drioton. Dans le cours de sa démonstration, Leonard fait une confiance aveugle à la deuxième version de Boris de Rachewiltz en ignorant les deux autres. Mais comme nous savons que De Rachewiltz a menti, tout s'écroule.

The Italian scholar Franco Brussino has implied fakery by illustrating "Tulli-like" sentences from Gardiner's book "Egyptian Grammar" (1927), as if Prof. Tulli had lifted a number of relatively short phrases therefrom and simply pasted them together to make up a phoney text. (For whatever reason, Brussino depicts obviously faked versions of the transcription in his exposition, rather than the accurate one depicted above. Is it in his interest for his readers to see only obvious fakery?)
Gardiner used actual Egyptian sources for his example sentences. It should be noticed that there are obvious textual differences between several of the longer phrases in the Tulli transcript and the alleged "Tulli-like" phrases from Gardiner's book. In regard to the short phrases, I have no doubt that I could locate identical short phrases by looking in Budge's hieroglyphic text of the Book of the Dead. Would that prove that Tulli cribbed the text in question from Budge's book?

Le savant italien Franco Brussino a impliqué l'imposture en illustrant des phrases "simili-Tulli" du livre de Gardiner "Egyptian Grammar" (1927), comme si le professeur Tulli avait extrait un certain nombre de phrases relativement courtes de celui-ci et les avait simplement collé ensemble pour faire un texte bidon. (Pour une raison quelconque, Brussino représente des versions évidemment truqués de la transcription dans son exposé, plutôt que la correcte, décrite ci-dessus. Est-il dans son intérêt pour ses lecteurs de voir seulement une imposture évidente?)
Gardiner a utilisé des sources égyptiennes réelles pour ses phrases d'exemple. Il convient de noter qu'il existe des différences textuelles évidentes entre plusieurs des phrases les plus longues dans la transcription Tulli et les phrases présumés "simili-Tulli" du livre de Gardiner.
Note: Il y a plusieurs phrases longues, tirées de divers ouvrages, et il faut compter quelques erreurs de transcription. Une seule phrase longue identique, serait déja suspecte. Or il y en a bien cinq ou six, sans compter celle que nous avons retrouvée. On a des références pour au moins la moitié du texte.
En ce qui concerne les phrases courtes, je n'ai aucun doute que je pouvais trouver de courtes phrases identiques en regardant dans le texte hiéroglyphique de Budge du Livre des Morts. Cela prouverait il que Tulli a chipé le texte en question du livre de Budge?

Note: Cela reste quand même une possibilité, car le contraire n'est pas prouvé non plus. Tout comme Boncompagni et Magin, Leonard se tire joyeusement des balles dans le pied en pointant les ressemblances avec des textes connus. Et il veut ignorer que le suspect n'est pas Tulli, mais De Rachewiltz.

The fact that Prof. Tulli has been dubbed an "amateur Egyptologist" by modern day skeptics has absolutely no bearing on the subject—it wasn't Prof. Tulli who did the translating. It was Rachewiltz, who was certainly qualified to translate ancient Egyptian texts. More importantly, the text has been translated by at least one other qualified Egyptologist (into German, with which I compared—and corrected—my own translation).
Boris de Rachewiltz's credentials appear to be somewhat more impressive than skeptics would lead people to believe. In fact, he authored several specialised publications that are still used in universities today. Rachewiltz was a respected academician with a reputation to uphold, and there is little doubt as to his expertise in ancient Egyptian texts.

Le fait que le professeur Tulli a été qualifié d'"égyptologue amateur" par les sceptiques modernes n'a absolument aucune incidence sur le sujet, ce n'était pas le professeur Tulli qui a fait la traduction. C'était Rachewiltz, qui était certainement qualifié pour traduire les anciens textes égyptiens. Plus important encore, le texte a été traduit par au moins un autre égyptologue qualifié (en allemand, avec laquelle j'ai comparé et corrigé ma propre traduction.
Note: Après ce que nous avons vu de la théorie d' Ulrich Magin, il n'est peut être pas prudent de s'en servir comme référence.
Les références de Boris de Rachewiltz semblent être un peu plus impressionnantes que les sceptiques voudraient amener les gens à croire. En fait, il est l'auteur de plusieurs publications spécialisées qui sont encore utilisés dans les universités aujourd'hui. Rachewiltz était un académicien respecté avec une réputation à défendre, et il y a peu de doute quant à son expertise dans les anciens textes égyptiens.)

Note: Leonard nous affirme que De Rachewiltz était certainement qualifié. C'est qu'il en a bien besoin, car sinon sa démonstration tombe à l'eau. Rachewiltz était donc une référence, un académicien. S'il existait un prix Nobel d'égyptologie, nul doute que Leonard lui aurait accordé. Que Rachewiltz n'avait encore rien publié à l'époque, qu'il ait publié sa transcription dans une revue de doux réveurs et non dans une revue d'Egyptologie, et qu'il ait menti ensuite, ne compte évidemment pas. Si on tient compte, la démonstration de Leonard s'écroule. On peut même ajouter une référence que Leonard ne relève pas: L'article de De Rachewiltz figure dans la BIBLIOGRAPHIE EGYPTOLOGIQUE ANNUELLE de 1955

Mais on peut douter que les égyptologues dépouillent régulièrement le bulletin de la société Forténne, bien plutôt consacré aux récits de pluies de grenouilles, qu'aux dernières découvertes égyptologiques. Il est donc probable que c'est Boris de Rachewiltz lui même, qui a transmis les renseignements nécessaires.


The Tulli text exhibits numerous parallels to other documents of the Thutmoses III era, which would be extremely difficult to fake.
Le texte de Tulli présente de nombreux parallèles à d'autres documents de l'époque de Thutmosis III, ce qui serait extrêmement difficile à falsifier.
Note: Et encore une balle dans le pied. Ces parallèles font bien plus soupçonner que le faussaire à puisé dans des documents de cette époque.

A POSSIBLE EXPLANATION
Occurances of fish, frogs, snails, caterpillars, eels, and other living creatures falling from the sky, although unusual, is actually more common than generally believed. Such instances are well known to meteorologists and can be easily found on the internet (most recent occurence: 18 June 2007). One may call up some examples by entering "falling fish" into your favorite search engine (or google The Anomalist).
It is well-known among specialists that thunderstorms, tornadoes, waterspouts, and violent meteorological phenomena induced by massive volcanic eruptions, can be responsible (Lane, 1965). On this basis I am offering a suggestion which might be considered as one possibility. First of all, it must be realized that the actual date of the record in question cannot be pinpointed. Although the style of writing indicates the time of Thutmose III generally, it could have easily been written during the time of Thutmose I or II. Let's consider another significant event which took place in the Mediterranean area within this same time period.
The most glaring event is the cataclysmic vulcanism which destroyed the Minoan civilization (Leonard, 1975). Only recently the history of the eruptions of the Stronghyle volcano on the Aegean island of Santorini, and its subsequent caldera formation has been re-evaluated. It is now held that the collapse of the volcano occurred in two phases: the first accompanied the end of the first eruption, whenever it happened (circa. 1500 B.C. in the traditional chronology); the second took place several hundred years afterward. It is the first of these events that arouses our interest at this point.
This was an event so tremendous in scope that it could easily have been observed from outer space (such intelligences may have been well aware of conditions leading up to it). Since this catastrophe had a major impact on several civilizations in existence at the time, it is not out of the range of possibility that a flotilla of space ships were dispatched to observe the event and the extent of its consequences—thus the appearence of the Fiery Disks in the skies over Egypt.

UNE EXPLICATION POSSIBLE
Les occurrences de poissons, grenouilles, escargots, chenilles, anguilles, et autres créatures vivantes tombant du ciel, bien que rares, sontt en fait plus fréquentes qu'on ne le croit généralement. Ces cas sont bien connus des météorologues et peuvent être facilement trouvés sur l'Internet (apparition plus récente le 18 Juin 2007). On peut appeler quelques exemples en entrant "falling fish" dans votre moteur de recherche préféré (ou sur google "the Anomalist").
Il est bien connu des spécialistes que les orages, les tornades, trombes, et les phénomènes météorologiques violents provoqués par des éruptions volcaniques massives, peuvent être responsables (Lane, 1965). Sur cette base, je vous propose une suggestion qui pourrait être considéré comme une possibilité. Tout d'abord, il faut savoir que la date réelle de l'enregistrement en question ne peut pas être idéterminée exactement. Bien que le style de l'écriture indique généralement l'époque de Thoutmosis III , il aurait pu facilement être écrit à l'époque de Thoutmosis I ou II. Prenons un autre événement important qui a eu lieu dans la région méditerranéenne au sein de cette même période.
L'événement le plus flagrant est le volcanisme cataclysmique qui a détruit la civilisation minoenne (Leonard, 1975). Ce n'est que récemment que l'histoire des éruptions du volcan Stronghyle sur l'île égéenne de Santorin, et la formation consécutive de la caldeira a été réévalué. Il est maintenant admis que l'effondrement du volcan s'est déroulée en deux phases: la première a accompagné la fin de la première éruption, quelque soit l'époque où c'est arrivé (environ 1500 avant JC dans la chronologie traditionnelle), le second a eu lieu plusieurs centaines d'années après. C'est le premier de ces événements qui suscite notre intérêt ici.
Ce fut un événement d'une si énorme portée qu'il aurait pu facilement être observé depuis l'espace (ces intelligences ont peut-être bien au courant des conditions qui y conduisent). Puisque cette catastrophe a eu un impact majeur sur plusieurs civilisations qui existaient à l'époque, il n'est pas hors de possibilité qu'une flottille de vaisseaux spatiaux fut dépêchée pour observer l'événement avec comme conséquences, l'apparence du disques flamboyants dans le ciel de l'Egypte.

Note: Au début, on pourrait croire que Léonard, voulant rendre compte de la chute de poisons, reprend la théorie de Rénato Vesco. Mais non, il va plus loin, il invoque une mission d'observation extraterrestre! Hypothèse d'ailleurs inadéquate: une mission d'observation extraterrestre aurait tout simplement placé un engin en orbite, et les terriens de l'époque n'en auraient rien su.
( Fire Circles )

2007 Thibaut Canuti retarde de plus de 30 ans.

Maudit? meuh non!
Alberto Tulli, ancien directeur de la section d'égyptologie du musée du Vatican à Rome, présenta un manuscrit datant de l'époque de Thoutmès III (1504-1450 av. JC).
Note: Meuh non! Tulli n'a jamais rien présenté. Il était déjà mort quand le document fut connu.
...
Ce document fut étudié et injustement rejeté par le Rapport Condon pour la simple raison que Rachelwitz, qui en proposa donc une traduction, n’était pas un égyptologue.
Note: Meuh non! Le document fut soupçonné d'ètre faux pour plusieurs raisons, à voir plus haut.
Samuel Rosenberg, membre de la commission Condon qui dénia donc à Rachelwiz toutes compétences en la matière n’y connaissait rien, étant pour sa part producteur de films documentaires.
Note: Meuh non! c'est Mgr. Nolli, qui s'y connaissait tout de même un peu, puisqu'il était conservateur au musée du Vatican.
Ce papyrus rapporte des faits qui se sont déroulés durant les nombreuses campagnes militaires que mena Thoutmès III,...
Note: Meuh non! Le prétendu papyrus dit que le pharaon était au milieu de son armée. Il ne dit pas que la phénomène se reproduisait à chaque campagne du pharaon.
Ce document est intéressant en ce sens qu'il présente de grandes similitudes avec des témoignages contemporains d'observations d’ovnis (forte luminescence du phénomène, absence de bruits).
Note: Meuh non! Les témoignages contemporains ne signalent pas d'ètres gigantesques sans tête dont la gueule exhale une odeur infecte, ni d'objets plus brillants que le soleil.
Notons que ce texte n'est pas d'inspiration religieuse et rien n'indique qu’il fut perçu comme un message divin.
Note: Meuh si! "Le pharaon fit apporter de l'encens pour apaiser le coeur d'Amon-Ré"
...
Jacques Bergier, qui investiga sur ce cas, obtint du docteur Nolli, directeur du musée égyptien du Vatican les informations suivantes
Note: Meuh non! Jacques Bergier n'a pas investigué ce cas, il a simplement dirigé le livre ou figure un chapitre dont les informations viennent du Giornale dei Misteri.
Dans la revue italienne « Il giornale dei Misteri » de Florence, Boris de Rachelwitz émit lui-même des réserves quant à la traduction du papyrus, et surtout concernant l’interprétation qui lui en fut faite.
Note: Meuh non! Boris de Rachelwitz n'a jamais contesté sa propre traduction (voir plus haut).
La question de l’existence du document semble établie,

Note: Meuh non! En 2007, c'était la question de son inexistence qui était établie.
( Thibaut Canuti, "Un fait maudit, histoire originale et phénoménologique du fait OVNI", p. 51-53 ).

2008 Nacho Ares présente une translittéraion et évoque l'Enéide de Virgile.
Un texto demasiado claro
Después de conocer este documento a través de alusiones indirectas en la obra de autores como Erich von Däniken o Zecharia Sitchin, la primera transcripción que cayó en nuestras manos del supuesto papiro -a estas alturas del trabajo ya nos tomamos la licencia de llamarlo así-, vino del libro de Eugenio Danyans titulado Platillos volantes en la Antigüedad (1967). Allí, en la página 93 aparecía una burda reproducción caligrafiada de este misterioso manuscrito, la misma que apareció en 1957 en el mencionado Boletín de la Sociedad Astronómica de España y América. Aunque nosotros mismos, en nuestra ingenuidad e inexperiencia, hayamos empleado este texto en otras ocasiones para estudiar el fenómeno OVNI en la Antigüedad, es hora de reconocer que la credibilidad que pueda ofrecer el Papiro Tulli es, siendo más que generosos, incierta.
Ante mi desilusión me pregunté: ¿era realmente aquello que publicaba Eugenio Danyans una reproducción de un documento de la época de Tutmosis III? Ni el jeroglífico, ni la escritura, ni la orientación de los ideogramas parecía demostrar tal hipótesis. Esta fue la primera sospecha de que nos encontrábamos ante una burda falsificación.
totalmente moderna. Es decir, el Papiro Tulli parece haber sido realizado por una persona que ha aprendido esta lengua con métodos del siglo XX y se haya tomado la molestia de traducir al jeroglífico un texto moderno; circunstancia que se veía reflejada en algunos errores gramaticales que jamás hubiera cometido un escriba de la Casa de la Vida en época de Tutmosis III.
El posible falsificador parece haber empleado la Egyptian Grammar del inglés Alan Henderson Gardiner, publicada por primera vez en 1927, revisada hasta 1957 y, en la actualidad, auténtico pilar básico para todos aquellos que comienzan a estudiar la lengua egipcia en cualquier universidad. En el capítulo que ofrece Gardiner para explicar la datación de los textos egipcios, en la página 203 proporciona un ejemplo de fecha de un documento sospechosamente parecida a la que da el Papiro Tulli.
Por otra parte, a medida que íbamos traduciendo el texto nos dimos cuenta de otra casualidad anormal. Si bien el texto se presentaba repleto de lagunas, como muy bien matizó en su momento Boris de Rachewiltz, éstas no impedían en absoluto la comprensión del texto. Entonces, ¿fueron colocadas a propósito para dar cierta credibilidad al papiro?

Un texte trop clairsemé
Après avoir connu ce document par allusions indirectes dans les œuvres d'auteurs comme Erich von Däniken et Zecharia Sitchin, la première transcription du supposé papyrus qui est tombé dans nos mains à ce stade du travail, maintenant nous prenons la licence de l'appeler ainsi, vint du livre d'Eugenio Danyans intitulé des soucoupes volantes dans l'Antiquité (1967). Là, à la page 93, apparut une grossière reproduction calligraphiée de ce mystérieux manuscrit, la même qui est apparue en 1957 dans le Bulletin de la Société astronomique de l'Espagne et de l'Amérique mentionné ci-dessus. Bien que nous-mêmes, dans notre naïveté et inexpérience, avons utilisé ce texte en d'autres occasions pour étudier le phénomène OVNI dans l'antiquité, il est temps de reconnaître que la crédibilité que peut fournir le Papyrus Tulli est, en étant plus que généreux, incertaine.
Note: nous savons maintenant que Nacho Ares s'est servi, comme tant d'autres, de l'infâme reproduction de Wilkins.
À ma grande déception, je me suis demandé, celle que publia Eugenio Danyans était elle vraiment une reproduction d'un document de l'époque de Thoutmosis III? Ni les hiéroglyphes, ni l'écriture, ni l'orientation des idéogrammes ne semblaient prouver cette hypothèse. Ce fut le premier soupçon que nous avions affaire à un faux grossier.
Note: En se basant sur la reproduction de Wilkins, ce n'est pas étonnant.
Du point de vue syntaxique, il y avait de nombreuses questions émanant de cet étrange document. Nous n'allons pas ennuyer le lecteur sur certains détails très précis des hiéroglyphes, mais il est très étrange de voir comment le texte est tout à fait moderne. À savoir que le Papyrus Tulli semble avoir été fait par une personne qui a appris cette langue avec les méthodes du XXe siècle et a pris la peine de traduire en hiéroglyphes un texte moderne, une circonstance qui a été reflété dans certaines erreurs grammaticales qui ne serait jamais engagé un scribe de la Maison de la vie en temps de Thoutmosis III.
Note: Nacho Arès fait la même erreur que Brussino à propos de la reproduction de Wilkins
Le faussaire potentiel semble avoir employé la Grammaire Egyptienne de l'anglais Alan Henderson Gardiner, d'abord publié en 1927, révisée à 1957 et, à l'heure actuelle, véritable pierre angulaire pour ceux qui commencent à étudier la langue égyptienne dans n'importe quelle université. Dans le chapitre que propose Gardiner pour expliquer la datation des textes égyptiens, à la page 203, il y a un exemple d'une date d'un document, étrangement similaire à celle que donne le Papyrus Tulli.
Note: Exact. le faussaire a simplement remplacé 4 par deux, puis 2 par 3.
En outre, comme nous étions en train de traduire le texte, nous avons remarqué une autre coïncidence inhabituelle. Bien que le texte soit présenté plein de lacunes, puisque bien nuancé à l'époque de Boris Rachewiltz, elles n'ont pas empêché du tout la compréhension du texte. Ainsi, ont elles été placés dans le but de donner une certaine crédibilité au papyrus?

Note: Excellente remarque. La suite fait moins honneur à l'auteur.
Extrañas coincidencias
Resulta al menos curioso que la aparición del Papiro Tulli en el mercado de antigüedades coincidiera cronológicamente con la publicación en una revista alemana especializada en egiptología (Zeitschrift fur Ägyptischen Sprache und Altertumskunde nº 69, 1933, 24-39), de otro documento muy parecido, cuya autenticidad nadie ha puesto en duda. Nos referimos a la famosa Estela de la Estrella, hallada en el templo sudanés de Gebel Barkal, antiguo baluarte del mundo faraónico en Nubia y de la que ya hablamos en el número 6 del año IV de la revista Enigmas. ¿Es casualidad que los dos textos hablen de Tutmosis III en una situación sospechosamente similar? ¿Quiso dar el presunto creador del Papiro Tulli más credibilidad a su falsificación, confiriéndole cierta relación al importante hallazgo realizado en Gebel Barkal? Nunca lo sabremos.
Pero el misterioso Papiro Tulli no solamente se parece a la estela de Gebel Barkal, sino que parece ser una extraña mezcla de este documento con otros antiguos, quizás más conocidos. Así, Virgilio en su Eneida nos ofrece un pasaje que recuerda bastante al Papiro Tulli: "retumbó de repente a nuestra izquierda el estampido de un trueno y recorrió el espacio deslizándose del cielo, en medio de las tinieblas, una luminosa estrella. (...) brilló entonces detrás de ella largo rastro de luz y un fuerte olor a azufre se extendió por todos los sitios circunvecinos" (2, 694). En cualquier caso, son innumerables los interrogantes que emanan de este misterios papiro. ¿Por qué nunca nadie lo ha visto?, ¿por qué tardó casi veinte años en ver la luz? y sobre todo, ¿dónde está actualmente este papiro?

Etranges coïncidences
Il est pour le moins curieux que l'apparition du Papyrus Tulli dans le marché des antiquités a coïncidé chronologiquement avec la publication dans une revue allemande spécialisée dans l'égyptologie (Zeitschrift fur Sprache und Ägyptischen Altertumskunde n º 69, 1933, 24-39), d'un autre document similaire, dont l'authenticité n'a été mise en doute par personne . Nous nous référons à la célèbre stèle de l'étoile, trouvée dans le temple soudanais de Gebel Barkal, ancien bastion de la Nubie pharaonique monde et dont nous avons parlé dans l'article 6 de l'année IV de la revue énigmas. Est-ce une coïncidence que les deux textes parlent de Thoutmosis III dans une situation étrangement similaire? L'auteur présumé du Papyrus Tulli voulait il donner plus de crédibilité à sa falsification, lui conférant une certaine relation à l'importante découverte faite à Gebel Barkal? On ne saura jamais.
Note: Mais si, on sait: il suffit de comparer les Hiéroglyphes, et l'on voit que ceux du papyrus Tulli ne se retrouvent pas dans le passage incriminé de la stèle de Gebel Barkal, en dépit d'une expression similaire dans les deux textes. Quand à la coicidence entre la date de l'article décrivant la stèle, et l'apparition du papyrus, elle n'existe tout simplement pas, puisque l'article date de 1933, et que l'histoire de la découverte en 1934, n'apparait qu'en 1969.
Mais le mystérieux Papyrus Tulli non seulement ressemble à la stèle de Gebel Barkal, mais semble être un étrange mélange de ce document avec d'autres anciens, peut-être mieux connus. Ainsi Virgile dans l'Énéide nous donne un passage qui rappelle assez le Papyrus Tulli:
Note: nous donnons ici une traduction d'après le texte latin, où le vieil Anchise vient d'invoquer Jupiter.
A peine le vieillard achevait-il sa prière, qu'un éclat soudain du tonnerre se fit entendre vers la gauche, et qu'une étoile, glissant des cieux an milieu des ténèbres, courut a travers l'espace avec une longue traînée de lumière ; nous vîmes l'astre, un moment suspendu sur le faîte de notre demeure, l'éclairer de ses feux, et se perdre, en traçant sa route brillante dans les forêts de l'Ida ; alors un long sillon de flamme nous illumina, et les lieux d'alentour fumèrent d'une odeur de soufre. (2, 694).
Note: Houla! On veut bien qu'il y ait un vague rapport avec la vision d'Ezéchiel, mais il faut avoir fumé la moquette pour voir une ressemblance entre le texte du papyrus, et cette magnifique description poétique d'un bolide.
Dans tous les cas, les questions émanant de ce mystérieux papyrus sont innombrables. Pourquoi ne l'a-t-on jamais vu?, Pourquoi il a fallu près de vingt ans pour qu'il vienne au jour? et surtout, où est actuellement ce papyrus?

Note: Ces questions se résument à une seule: ce papyrus a-t-il existé? Et la réponse est non.

L'auteur donne alors une transcription hiéroglyphique, avec une translittération, suivie pour chaque ligne de la traduction en espagnol. Voici la translittération (les numéros entre crochets sont les lacunes).
[1] (m) rnpt 22 waH 3 prt wnwt 6 nt hrw [2] sDm n sSwy pr anx Sni xt pw iw .f m
ii m pt nn wnn tp .f TAw sTy xnS Xt .f xt 1 m Aw .f xt 1 m
w .f nn xrw .f pri ib .sn thi Xr st wnn in .sn Hr rat st [HR]
Xtw .sn [4] smi(t) [5] st wDt Hm .f [6] [rdi] ip [7] (...A) Sfdw n pr anx Hm .f
t[8] Hr nkA m xprtw xr m xt hrw sAwi Hr nn is T aSA
.sn r xr nbt wbn .sn m pt mi ra r (tAru?) sxnt pt
[9] wAs r aHa w ib Sniw xt iw mSa in n nsw Hr mAA
HM .f m Hr ib .sn r sA msyt pw prt ir n .sn r Hrw
* r rsw rmw Hna Apdw hAi .sn m pt bi(Ai)-
(bi)Ai tn nn xpr* grg tn tA rdi Hm .f ini sn TR s Htp
(?) Imn-Ra nb mnw tAi im .f [10] wD Hm .f [11] xprt m sS pr anx [12] nHH

Note: Cette translittération correspond mal, à celle de la grammaire de Gardiner, et la position et le nombre des lacunes correspondent mal aux lacunes signalées par De Rachewiltz, et ne correspondent pas non plus à la reproduction de Wilkins.
( El papiro Tulli )

2009 Jacques Vallée ignore la démystification et se trompe de document.
Soucieux de paraître sérieux, Jacques Vallée classe le papyrus Tulli avec les légendes ufologiques. Malheureusement, il ne connait que la légende diffusée par De Rachewiltz, ignore les démystifications des archéologues, et rejette le cas pour de fausses raisons.

Circa 1515 BC: Egypt: The infamous Tulli papyrus

Shiny objects "brighter than the Sun" flew south and left a foul odor, according to an ancient Egyptian document found among the papers of Alberto Tulli, a director of the Egyptian museum at the Vatican.
  The text appeared in 1953, in Issue 41 of Doubt, journal of the Fortean Society, when novelist and co-founder of the Society, Tiffany Thayer (1902-1959), published the hieroglyphic translation of what would soon be known as the "Tulli Papyrus." Accompanying the transcription was a letter from its translator, an amateur Egyptologist of Russian-Italian descent, Boris de Rachewiltz. This letter explained that the papyrus has been passed on to Tulli's brother Gustavo, a priest. Rachewiltz had been sent the hieroglyphic transcription for translation.
  Rachewiltz explained to Doubt that the papyrus had been longer, and indeed we must assume the unpublished part referred to an incident during the reign of Thutmosis III because the fragment we have provides no sign of this. Several versions of the translation have been published, but the following is the first, as it appeared in Doubt.


Environ 1515 av JC: Egypte: L'infâme papyrus Tulli
Note: Ca commence mal. Si l'on prend la date la plus ancienne pour l'accession de Thoutmosis III au trône, alors en 1515 av JC, il était encore enfant, et si l'on prend la date la plus récente, il n'était tout simplement pas encore né.

Des objets lumineux "plus brillants que le Soleil" ont volé vers le sud et laissé une odeur nauséabonde, selon un ancien document égyptien trouvé dans les papiers de Alberto Tulli, un directeur du musée égyptien au Vatican.
  Le texte apparait en 1953, dans le numéro 41 de Doubt, journal de la société Fortéenne, quand le romancier et co-fondateur de la Société, Tiffany Thayer (1902-1959), publia la traduction hiéroglyphique de ce qui allait bientôt être connu comme le "Papyrus Tulli". Accompagnant la transcription était une lettre de son traducteur, un égyptologue amateur d'origine italo-russe, Boris de Rachewiltz. Cette lettre expliquait que le papyrus avait été transmis au frère de Tulli, Gustavo, un prêtre. La transcription hiéroglyphique avait été envoyé à Rachewiltz pour traduction.
  Rachewiltz expliqua à Doubt que le papyrus avait été plus long, et nous devons en effet présumer que la partie non publiée fait référence à un incident pendant le règne de Thoutmosis III parce que le fragment que nous avons ne fournit aucun signe de cela. Plusieurs versions de la traduction ont été publiées, mais ce qui suit est la première, comme elle est apparu dans Doubt.

Ici, la traduction parue dans Doubt et donnée plus haut.

Fig. 40: The Tulli papyrus hoax
la mystification du papyrus Tulli

Note: Cette illustration, déja vue plus haut, est elle même une mystification en se faisant passer pour celle du papyrus.
If the Tulli papyrus is authentic, the objects it describes must indeed be classified as UFOs. Their shape, luminosity and silent movement in the sky are familiar. The text quickly became a classic in books of the genre, used first by George Adamski and Desmond Leslie in their Flying Saucers Have Landed (1953) and later by popular writers such as Harold Wilkins in Flying Saucers Uncensored (1956). We could devote many pages to the evolution of this document during its first 50 years of life in ufology.
However, space allows us only to outline the reasons we have not included it in the main body of this book.
  First of all, the whereabouts of the Tulli Papyrus are completely unknown. Not even Boris de Rachewiltz knew where the original was kept. Later correspondence with Rachewiltz revealed he had only ever received the Egyptologist's personal notes, not the papyrus itself, and that even Albert Tulli had only made his transcription during a visit to the house of an antiquarian in Cairo in 1934. Reportedly, the papyrus had been too expensive for him to purchase at the time.
  Secondly, the hieroglyphics Rachewiltz received, and which Doubt published, were not the characters on the original document. Tulli copied them down in hieratic - a kind of ancient Egyptian shorthand - and another Egyptologist, Etienne Marie-Felix Drioton (1889-1961), converted these into hieroglyphic symbols. We have no way of checking the accuracy of that conversion.
  Finally, the contents of the papyrus seem somewhat too convenient a find for the editors of Doubt magazine. In one stroke the text combines flying saucers - a hot topic in the early 1950s - with rains of fish and other animals, a staple of Fortean research since the phenomenon was famously popularized by the Society's founder, Charles Fort. The fact that Rachewiltz was a member of the Fortean Society and a friend of Tiffany Thayer, also gives us cause for questioning the document's authenticity.

Si le papyrus Tulli est authentique, les objets qu'il décrit doivent en effet être classés comme des ovnis. Leur forme, la luminosité et le mouvement silencieux dans le ciel sont familiers. Le texte est rapidement devenu un classique dans les livres du genre, utilisés d'abord par George Adamski et Desmond Leslie dans leurs Flying Saucers Have Landed (1953) et plus tard par des écrivains populaires comme Harold Wilkins dans Flying Saucers Uncensored (1956).
Note: Cette référence à Leslie et Adamski est fausse. Le première version de leur livre ne parlait pas du papyrus Tulli, qui n'apparut que dans une édition ultérieure.
Nous pourrions consacrer de nombreuses pages à l'évolution de ce document au cours de ses 50 premières années de vie de l'ufologie.
Note: C'est précisément ce que nous faisons ici.
Cependant, l'espace nous permet seulement d'exposer les raisons pour lesquelles nous ne l'avons pas inclus dans le corps principal de ce livre.
  Tout d'abord, la localisation du Papyrus Tulli est complètement inconnue. Pas même Boris de Rachewiltz ne savait où l'original était conservé.
Note: Avec cet argument, des pans entiers de l'histoire s'écroulent. Personne ne saurait montrer un original de Tite live, et six des sept merveilles du monde ont disparu.
Une correspondance ultérieure avec Rachewiltz a révélé qu'il n'avait jamais reçu que les notes personnelles de l'égyptologue, pas le papyrus lui-même, et que même Albert Tulli n'avait fait que sa transcription lors d'une visite à la maison d'un antiquaire au Caire en 1934. A ce qu'on dit, le papyrus était trop cher pour lui pour l'acheter à l'époque.
Note: Vallée fait ici une salade syncrétique des diverses versions de la légende, sans se rendre compte qu'elles sont contradictoires.
  Deuxièmement, les hiéroglyphes que Rachewiltz reçut, et que Doubt a publié, n'étaient pas les caractères sur le document original. Tulli les a copié de l'hiératique - une sorte de sténographie antique égyptienne - et un autre égyptologue, Etienne Marie-Felix Drioton (1889-1961), convertit ceux-ci en symboles hiéroglyphiques. Nous n'avons aucun moyen de vérifier l'exactitude de cette conversion.
Note: Ici aussi, des pans entiers de l'histoire et de l'archéologie s'écrouleraient. Et Etienne Drioton, qui d'ailleurs n'a jamais vu ce prétendu papyrus, était surement plus compétent que Vallée en matière de transcription hiéroglyphique.
  Enfin, le contenu du papyrus semble une trouvaille un peu trop convenable pour les éditeurs du magazine Doubt. D'un seul coup le texte combine soucoupes volantes - un sujet brûlant dans les années 1950 - avec des pluies de poissons et d'autres animaux, un aliment de base de la recherche Fortean puisque le phénomène a été fameusement popularisé par le fondateur de la société, Charles Fort. Le fait que Rachewiltz était un membre de la Société Fortean et un ami de Tiffany Thayer, nous donne aussi une raison de s'interroger sur l'authenticité du document.

Note: Enfin un argument exact. Mais il ne fournit qu'une explication après la démonstration de la mystification, démonstration que Vallée ignore
(Vallée2, Myths,Legends,and Chariots of the Gods)

2010 Stefano Mayorca entretient le mystère
Le mystère étant un juteux fond de commerce, on comprend que certains auteurs ne se dépèchent pas d'oublier la légende du papyrus Tulli.

Il Libro dei Morti egizio non è l'unico documento in cui vengono narrati episodi misteriosi relativi a navi spaziali e a visitatori di altri mondi, anche se questo testo, grazie alla sua autenticità, riveste particolare importanza. Il documento che adesso prenderemo in esame è stato al centro di una complessa vicenda durata diversi anni, destando l'interesse degli studiosi di tutto il mondo. La storia riguarda un papiro egizio rinvenuto, nel 1934, nel negozio di un antiquario dal professor Alberto Tulli (allora direttore del Pontifcio Museo Egizio Vaticano), nel corso di un suo viaggio di studio in Egitto.
Le Livre des Morts égyptien n'est pas le seul document dans lequel sont racontés des épisodes liés à des vaisseaux spatiaux mystérieux et des visiteurs venus d'autres mondes, bien que ce texte, grâce à son authenticité, est d'une importance particulière. Le document dont il va maintenant être question a été au centre d'une affaire complexe qui a duré plusieurs années, attirant l'intérêt des chercheurs du monde entier. L'histoire concerne un papyrus égyptien découvert en 1934 dans un magasin d'antiquités par le professeur Alberto Tulli (alors directeur du Musée égyptien du Vatican Pontifcio), lors de son voyage de recherche à l'Egypte.
Note: D'entrée de jeu, nous savons qu'on va nous vendre du mystère haut en couleurs, et que l'auteur s'en tient à la deuxième version de De Rachewiltz.
La traduzione del Papiro Tulli apparve per la prima volta nel 1956, sulla rivista ufologica inglese "Flyng Saucers Uncensored", diretta da H.T. Wilkins, e successivamente sulle pagine della testata inglese "The Doubt", diretta da Tiffany Thayer.
La traduction du Papyrus Tulli est apparue pour la première fois en 1956, dans la revue ufologique britannique "Flyng saucers Uncensored", dirigée par H.T. Wilkins, et plus tard dans les pages du magazine anglais "The Doubt", dirigé par Tiffany Thayer.
Note: Et maintenant, nous savons ce que valent les informations de l'auteur: il n'y a quasiment rien de vrai dans ce qui précède. Le document n'est pas apparu chez Wilkins, qui écrivit un livre, et non une revue, en 1955, et non 1956. Le document est apparu en 1953 dans Doubt, qui était un bulletin américain et non un magazine anglais.
Plus loin, l'inévitable traduction. Puis suivent l'étude du cas par le comité Condon, et l'intervention du professeur Giuseppe Botti, curieusement amputé de sa référence au livre des morts. Et enfin la conclusion de l'auteur:
In ogni caso, in base a quanto ci ha confidato Boncompagni, il papiro era autentico. Ne ebbe conferma dopo avere parlato personalmente con De Rachewiltz, il quale, in separata sede e lontano dall'ambiente accademico, confesso al giornalista il suo convincimento. Il papirologo, a detta dello stesso Boncompagni, era uno studioso serio e preparato, un vero professionista. Al termine della nostra chiacchierata l'amico Solas ha confermato che ancora oggi il documento risulta disperso.
En tout cas, d'après ce que nous a confié Boncompagni, le papyrus était authentique. Il lui a été confirmé après avoir parlé personnellement avec De Rachewiltz, qui, dans un document distinct et loin de l'ambiance académique, a avoué sa conviction au journaliste. Le papyrologue, selon la même Boncompagni, était un savant sérieux et expérimenté, un vrai professionnel. A la fin de notre conversation, l'ami Solas a confirmé que le document est maintenant disparu.
Note: Il est évident que De Rachewiltz n'allait pas avouer sa mystification à Boncompagni, qui d'ailleurs ne demandait qu'à croire. Aller interroger Boncompagni est donc un excellent moyen de faire perdurer le mystère.
( Stefano Mayorca, Enigmi, Misteri e Leggende di Ogni Tempo, De Vecchi 2010 )


Analyse:

La validité de la traduction présentée, à quelques variantes près, depuis 1953, pouvait bien, en 1977, être soupconnée, puisqu'aucun des ufologues qui avaient alors reproduit le texte ne savait lire les hiéroglyphes. Nous avons donc, à l'époque, comme le suggérait Michel Bougard, entrepris rien moins que de retraduire le texte nous même, à l'aide de La grammaire Egyptienne de Georges de Manteyer. Las, après une journée passée à traduire la première ligne, force fut de constater que la traduction alléguée était à peu près correcte. Les quelques retraductions qu'on a, bonnes ou mauvaises, le confirment: la traduction de De Rachewiltz n'est pas inventée. Voici un exemple dont le sens est parfaitement connu, puisqu'il est tiré d'Alan Gardiner (nous ne tenons compte que des traductions faites d'après les hiéroglyphes):

"papyrus"
Gardinernow after (some) days had passed over these things
Maintenant, après que (quelques) jours fussent passés sur ces choses
RachewiltzNow, after some days had passed over these things
Maintenant, après que quelques jours fussent passés sur ces choses
Ulrich MaginDann, nachdem einige Tage vergangen waren nach diesem
Puis, après que quelques jours s'étaient écoulés après ces choses
Franco BrussinoE dopo che alcuni giorni furono passati dopo questi fatti
Et après que quelques jours s'étaient écoulés après ces événements
Nacho Aresdespuès de haber pasado muchos dias
Après avoir passé plusieurs jours
Nous remarquons que les traductions ont un air de famille, mais que de Rachewiltz a recopié bètement le texte d'Alan Gardiner.

Pourtant, si la traduction n'est pas à soupçonner, les premières lignes du texte sont incohérentes:
les scribes de la Maison de Vie virent que c'était un cercle de feu qui venait dans le ciel... (bien qu') Il n'avait pas de tête, le souffle de sa gueule avait une odeur infecte. Son corps était long d'une perche (50 m) et large d'une perche. Il n'avait pas de voix. Leurs coeur furent troublés à cause de lui: alors ils se jetèrent à plat-ventre.
Si on admet qu'il s'agit d'une description réelle, tout ceci est absurde: Si c'est un cercle de feu, il évident qu'il n'a pas de tête, et qu'on ne peut parler du souffle de sa gueule. On ne peut pas parler non plus de la longueur et de la largeur de son corps. Et si c'est un objet de feu de 50 m, alors il doit être vu de toute la capitale, et pas seulement de la maison de vie. Et pourquoi les scribes se jetèrent ils à plat ventre, rite qui n'est du qu'au seul pharaon, alors qu'il était bien plus logique que les scribes s'enfuient pour se cacher?
Ce sont les égyptologues, comme Max Guilmot et Franco Brussino, qui nous donnent la clé du mystère: Il s'agit d'un montage de textes connus, et alors, tout devient logique: La faussaire à bricolé un texte comme il a pu, en prenant une phrase par ci, une phrase par là, et l'ensemble forme un texte boiteux.

Nous avons vu que Franco Brussino avait retrouvé nombre de phrases ou d'expressions dans la grammaire égyptienne de Gardiner. Cependant, il en restait d'autres à découvrir, soit parce que la reproduction utilisée par Brussino était amputée de sa première ligne, soit qu'elle figurent ailleurs que dans la grammaire de Gardiner.
Ainsi, d'entrée de jeu, la date, au début de la première ligne ressemble furieusement à l'exemple donné par Gardiner, à la page 203 de l'édition de 1957, comme l'avait remarqué Nacho Arès.
In the year 22, third month of winter (papyrus)
In year 24, second month of winter (Gardiner)
Il a suffi de supprimer deux jambages à un caractère, et d'en ajouter un à un autre.

Ensuite, pour tenter une recherche d'autres phrases sur internet, on peut essayer deux méthodes: Soit rechercher la phrase de De Rachewiltz en texte exact, soit rechercher les hiéroglyphes d'après leur translittération.
La phrase "then they laid themselves on their bellies" ( alors ils se jetèrent à plat-ventre ), est peu vraisemblable et doit avoir été copiée quelque part.
Hep, Google!
Gagné! La phrase exacte se trouve dans: Adolf Erman, ancient egyptian poetry and prose. Elle vient de the prophecy of Neferrohu, publié par Golenischeff, et traduit par Gardiner. La source indiquée est: "Journ. of Egypt. Archoelogy, i. pp. 100 ff.". Mais l'article de Gardiner donne: thereupon they laid <themselves> on their bellies. Et quand on cherche les hiéroghyphes correspondant, trois phrases sont voisines, mais non identiques. Il faut supposer un montage, ou chercher ailleurs.

On retrouve cette phrase, du moins pour la traduction, sur la stèle de Piyé, ou Piankhi (Victory Stela of Jebel Barkal).
Son frontispice nous laisse penser que nous sommes sur la voie: Hélas, elle contient plusieurs phrases similaires, mais pas identiques.

Changeons de méthode, et cherchons d'après la translittération des hiéroglyphes, soit "wn.in.sn Hr rdit st Hr Xwt.sn".
Victoire! Google nous trouve The Instruction addressed to Kagemni. Vérifions le texte en hiéroglyphes: la correspondance est exacte.

On trouve la même transcription dans un article de Gardiner, The Instruction addressed to Kagemni dans The Journal of Egyptian Archaeology. Vol. 32. (1946). Encore une fois, De Rachewiltz a puisé dans Gardiner, mais plus dans sa grammaire.

Il devient maintenant de plus en plus difficile de trouver des phrases complètes, mais nous arrivons encore à trouver des phrases, en deux morceaux assemblés. Voici ce qu'on trouve à la septième ligne du papyrus:
Powerful was the position of the fire circles, traduit De Rachewiltz. Les 4 premiers hiéroglyphes sont dans la grammaire de Gardiner p.113 avec le sens be powerful ( soyez puissant ). Les 6 hiéroglyphes suivants apparaissent sur la stèle C14 du Louvre, dite stèle d’Irtysen, à la ligne 10, avec le sens de "stature" selon Henri Sottas.

Arrivé là, nous pouvons contempler notre tableau de chasse, sur cette reproduction ou sont surlignées: en jaune, les phrases trouvées par Franco Brussino, en vert, celles trouvées ultérieurement.
.
Il est probable que le reste a été fabriqué par montage de petits morceaux, avec des modifications, voire par traduction directe de l'anglais aux hiéroglyphes, d'où quelques erreurs de transcriptions.

Il reste à savoir qui a fabriqué le faux, mais le coupable est quasiment déjà trouvé:

Si on fait confiance à la première version de la légende, on aurait tendance à penser, qu'Alberto Tulli s'était fait rouler par un vendeur peu scrupuleux, et c'est ce qu'ont pensé Mgr. Nolli en 1968, puis Gilberto Sozzani. Mais faux ou pas, il est invraisemblable qu'aussitôt en possession du précieux document, le "professeur" n'ait pas cherché à le traduire. Ce n'est que bien après sa mort que Boris de Rachewiltz aurait pu transcrire ce papyrus, et le traduire. En 1953, il dit bien: son écriture (en hiératique) est pâle et avec plusieurs lacunes que j'ai reproduit dans ma transcription Hiéroglyphique avec des numéros ascendants.
Il prétendait donc l'avoir transcrit lui même, et semble-t-il d'après l'original. Un original qui aurait opportunément disparu.

Dans la deuxième version de la légende, Alberto Tulli aurait découvert ce manuscrit chez Tano, l'antiquaire Cairote, en aurait fait une copie, et l'aurait confié à l'égyptologue Etienne Drioton, qui l'aurait transcrit en hiéroglyphes, en contradiction avec la version précédente. Dans ce cas, le faussaire serait l'antiquaire, ce qui ne correspond pas à sa réputation, ou son fournisseur, ce qui ne correspond pas à la compétence de l'antiquaire non plus, et ni Alberto Tulli, ni Eugène Drioton n'aurait décelé la supercherie. Mais, cette deuxième version a pour origine, ce même Boris de Rachewiltz, après la mort d'Etienne Drioton, qui ne pouvait donc plus contester, tout comme feu Alberto Tulli ne pouvait plus contester la première version. Et cette fois, c'est la copie qui a opportunément disparu.

Dans la troisième version, le professeur Tulli transcrit le papyrus lui même, et fait vérifier sa transcription par Eugène Drioton, qui n'y voit lui aussi que du feu, alors que Max Guilmot avait tout de suite compris. De plus Drioton ne traduit pas la transcription, ce qui aurait été plus facile pour lui que pour de Rachewiltz, et qui est en contradiction avec le fait qu'il en avait jugé le contenu. Cette fois De Rachewiltz n'a plus eu entre les mains que la transcription, et, bien sûr, l'original a opportunément disparu.

Ces trois versions sont contradictoires, et partiellement prouvées fausses. Elles émanent toutes de Boris de Rachewiltz, qui a donc menti. Ce n'est pas tout: Ni Tulli, ni Drioton, ni Boris de Rachewiltz n'ont jamais rien communiqué à une revue d'archéologie. Cedric Leonard peut bien claironner que de Rachewiltz était un égyptologue qualifié, un académicien respecté, auteur de plusieurs publications spécialisées qui sont encore utilisés dans les universités aujourd'hui. Les recherches de Maria Sansalone n'ont rien trouvé dans des publications d'egyptologie, mais seulement dans des revues d'ufologie. Ceci n'est pas compatible avec le travail d'un égyptologue, mais bien avec celui d'un faussaire livrant un document trafiqué à un public avide de rèveries.

Personne d'autre qu'un menteur n'ayant jamais témoigné avoir vu ce document en hiératique, qui a si opportunément disparu, il est bien probable qu'il n'ait tout simplement jamais existé. Cela devient même certain, quand on sait que le faux a été fabriqué en copiant des passages de textes en hiéroglyphes, et non en hiératique. Et comme nombre de passages sortaient de la grammaire egyptienne d'Alan Gardiner, qui a formé une génération d'étudiants en égyptologie, il est donc douteux que de Rachewiltz l'ait ignoré. Il est alors invraisemblable, si le faux venait d'ailleurs, qu'il n'ait pas, comme Franco Brussino, vu la supercherie en traduisant les hiéroglyphes à l'aide de cette même grammaire.

C'est donc bien Boris de Rachewiltz le faussaire. Il a simplement fabriqué cette transcription par montage de divers textes hiéroglyphiques connus, en sachant que seuls des archéologues professionnels, qui ne lisent ni Doubt, ni des revues d'ufologie, sauraient détecter la supercherie. Il se serait peut-être inspiré du livre d'Ezéchiel, pour le scénario général de l'observation, aurait inclus des disques de feu, assimilables aux soucoupes volantes, très prisées dans les années 50, en ajoutant une chute de poissons, phénomène dont raffolait la revue Doubt. La motivation semble tout simplement son amitié pour Tiffany Thayer, à qui il avait promis un phénomène fortéen en hiéroglyphes.

A partir de 1969, son histoire fut mise en difficulté par les soupcons de Mgr Nolli, repris par le rapport Condon. Aussi dut il la "bétonner", en invoquant la découverte en 1934 chez l'antiquaire Tano, réputé pour son sérieux. Il récupéra aussi la réputation de compétence de l'égyptologue Etienne Drioton, et supprima la référence aux soucoupes pour la remplacer par un phénomène météorique. Ainsi, il réussit même à récupérer la caution de Mgr. Nolli.

Mais il est aujourd'hui certain que cette observation d'OVNI par Thoutmosis III ne sort que de l'imagination d'un faussaire.

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